Son regard exprimait la sagacité et la tristesse. Peut-être l'explication à la froideur du grand âge est-elle beaucoup plus simple: ces yeux là ayant vu trop de mal, ils ne veulent pas en voir davantage.
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Aujourd'hui, j'écris le genre de livres que les touristes du monde entier emportent avec eux en vacances mais qui les fait s'enfermer dans leur chambre pour savoir ce qui va arriver aux personnages.
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Les gens se demandent si j'ai des regrets. La réponse est : un seul. Je regrette chaque minute où j'ai été occupé à autre chose qu'à rendre Elizabeth heureuse.
Fouillez dans le passé de n'importe qui, ai-je répondu, et vous trouverez quelque chose.
Pour le rythme, j'ai beaucoup appris en lisant les romans de Mary Higgins Clark, surtout les premiers. Pour l'humour, Woody Allen. Pour le sens cinématographique que doit absolument posséder un bon polar, Alfred Hitchcock.
Le vrai mal ne m'intéresse pas du tout. Je ne veux pas écrire sur le bien et le mal, sur le blanc et le noir, mais sur les zones grises. Le mal sur lequel j'écris est semblable à la ligne blanche qui délimite un terrain de football: cette ligne est très étroite et, si vous la piétinez, elle devient si floue qu'il est impossible de savoir avec certitude si vous êtes hors jeu. Cette ligne floue me fascine.
Dans la même œuvre
Quand on leur pose cette question, la plupart des écrivains répondent qu'ils savaient dès la naissance qu'ils deviendraient écrivains. Rassurez-vous, ce n'est pas mon cas! Je ne l'ai découvert qu'assez tardivement, contrairement à mes amis de fac, Dan Brown et David Foster Wallace, qui, eux, écrivaient déjà lorsque nous étions étudiants au Amherst College.
J'ai découvert que je devais être écrivain après avoir compris que je ne pouvais exercer aucun autre métier: si j'avais un vrai job, je me ferais virer au bout d'une semaine! Je suis incapable d'exercer une autre profession.
J'ai découvert ce que signifiait «être écrivain». Trois choses sont nécessaires pour cela - les deux premières sont évidentes, mais pas la troisième: l'inspiration, la transpiration... et le désespoir.
J'ai une vision romantique et quelque peu oblique de la banlieue: j'admire sincèrement ces familles qui tentent de survivre en s'endettant pour se payer une maison identique à toutes les autres. La banlieue est devenue, au début de ce siècle, la manifestation la plus flagrante du rêve américain.
Je fais tout pour que les lecteurs s'identifient à mes héros. Dans mes romans, vous ne trouverez ni serial killers, ni conspirations pour atteindre la Maison-Blanche. Ce qui m'intéresse, c'est de plonger des gens ordinaires dans des situations extraordinaires