Aujourd'hui, je me dis qu'on ne peut être sûr de rien, surtout quand il s'agit de quelqu'un d'autre. C'est une évidence, mais j'avais besoin d'une piqûre de rappel.

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Quand vous êtes un artiste - ce que je ne suis pas, je ne suis qu'un écrivain -, vous devez commencer par copier ceux que vous admirez. C'est Picasso qui expliquait cela, disant que l'on apprend à peindre dans les musées, non? Ensuite, vous pouvez voler de vos propres ailes.
Le vrai mal ne m'intéresse pas du tout. Je ne veux pas écrire sur le bien et le mal, sur le blanc et le noir, mais sur les zones grises. Le mal sur lequel j'écris est semblable à la ligne blanche qui délimite un terrain de football: cette ligne est très étroite et, si vous la piétinez, elle devient si floue qu'il est impossible de savoir avec certitude si vous êtes hors jeu. Cette ligne floue me fascine.
A chaque livre, j'essaie de faire mieux que le précédent. Pas en termes de succès mais en termes de style et d'histoire. Le succès est secondaire.
Ce n'est pas comme dans les séries télé : un coup d'oeil au microscope, et on a la réponse.
Certains jours, tout coule de source, d'autres, il faut se battre avec chaque ligne. Beaucoup de pages sont un combat. Mais j'essaie de ne pas trop m'attarder sur un livre quand je l'ai fini, sinon j'aurais envie de tout reprendre à chaque fois.
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Si la victime avait pardonné et tourné la page, qui d'autre pourrait vouloir se venger à sa place ?
Ce n'est pas comme dans les séries télé : un coup d'oeil au microscope, et on a la réponse.
C'est l'Audimat qui dicte la politique éditoriale. Si le public regarde, le sujet reste à l'antenne. Sinon les producteurs doivent se creuser les méninges pour trouver un nouveau jouet afin de récupérer l'attention volatile des spectateurs.