J'appartiens à l'Afrique, entièrement.

À lire aussi de Johnny Clegg

Je ne suis pas un combattant. Seulement un témoin. Mes chansons sont des témoignages du temps. Plus tard, en écoutant mes douze albums, on pourra deviner ce que les gens pensaient à l'époque.
On me considère comme étant de la génération de la lutte anti-apartheid, et comme regardant toujours le monde depuis cette perspective. Les jeunes sud-africains, noirs et blancs, comprennent que j'ai une place dans l'histoire, que ma musique est un mélange intéressant de différentes cultures, mais ils sont totalement submergés par la pop mondiale, la musique consumériste. Mais j'ai toujours un public parmi eux. Et, dans mes chansons et sur scène, je leur parle de musique, de culture, de la tradition zoulou et de politique !
Le pire a été ma déclaration de 1992 pour condamner le massacre de Krugersdorp perpétré par les Zoulous. On m'a fait comprendre à l'époque que je n'étais plus le bienvenu dans les townships.
Ma vie m'a appris l'endurance, les Zoulous ne baissent pas les bras.
La première danse zouloue que j'ai pratiquée, c'était la danse baka. Les employés noirs municipaux qui dégageaient les ordures dans les camions avaient l'habitude de la danser. J'ai appris auprès d'eux.
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Dans la même œuvre

Je suis pour le maintien d'une culture tribale.
L'Afrique du Sud un très beau pays et habité par des gens merveilleux. Il existe une tension créatrice très positive, qui me manque quand je suis loin. C'est aussi là que j'ai grandi. C'est ma patrie.
La chanson “Asimbonanga" ne dit pas " Libérez Mandela ", mais qu'une génération entière a grandi sans le voir. Je me glisse dans les problèmes politiques par la porte de derrière en posant des questions.
Je ne suis pas un combattant. Seulement un témoin. Mes chansons sont des témoignages du temps. Plus tard, en écoutant mes douze albums, on pourra deviner ce que les gens pensaient à l'époque.
Le vice de l'apartheid, ce n'est pas la violence, mais l'auto-emprisonnement.