Le pire a été ma déclaration de 1992 pour condamner le massacre de Krugersdorp perpétré par les Zoulous. On m'a fait comprendre à l'époque que je n'étais plus le bienvenu dans les townships.

À lire aussi de Johnny Clegg

Je suis un Zoulou. Donc, je crois à la philosophie des guerriers : je dois endurer pour survivre. Quand vous vous battez, c'est pour vivre. Vous devez être le premier à tuer. La question n'est pas : “Est-ce que je vais y arriver ?” Mais plutôt : “Est-ce que je peux le faire et le refaire ?” C'est facile de gagner une bataille, bien plus compliqué d'en gagner plusieurs.
J'appartiens à l'Afrique, entièrement.
Oui, la lutte contre l'apartheid est terminée. Il y a un nouveau combat à mener : il faut transformer l'Afrique du Sud en pays démocratique. C'est un sacré défi pour nous qui avons changé très vite, en quinze ans. Pour cela, nous devons démanteler nos vieilles structures héritées du temps de l'apartheid, lutter contre la corruption qui se développe dans notre pays et, enfin, combattre l'idée que la démocratie est synonyme de consommation.
La chanson “Asimbonanga" ne dit pas " Libérez Mandela ", mais qu'une génération entière a grandi sans le voir. Je me glisse dans les problèmes politiques par la porte de derrière en posant des questions.
Quand je donne des concerts, je suis de nouveau connecté au monde, mais cela n'a plus le même goût qu'avant. Je porte la mort en moi, les gens le savent. Ils viennent me dire au revoir.
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Dans la même œuvre

Ma vie m'a appris l'endurance, les Zoulous ne baissent pas les bras. J'ai expérimenté la patience.
Je dis au revoir à mon public. Je veux me produire tant que c'est encore possible, en France, en Nouvelle-Zélande et en Australie. Pour y donner les plus beaux concerts de ma vie, avant de ne plus pouvoir. Pour l'instant, j'ai encore l'énergie. Mais le cancer m'a déjà freiné dans pas mal de mes projets.
Je suis un Zoulou. Donc, je crois à la philosophie des guerriers : je dois endurer pour survivre. Quand vous vous battez, c'est pour vivre. Vous devez être le premier à tuer. La question n'est pas : “Est-ce que je vais y arriver ?” Mais plutôt : “Est-ce que je peux le faire et le refaire ?” C'est facile de gagner une bataille, bien plus compliqué d'en gagner plusieurs.
On pense souvent que l'on a beaucoup de temps devant soi. Mais c'est faux. J'utilise dans la chanson cette expression zoulou qui a tellement de sens : “Attrape le soleil tant que tu le peux, pour qu'il ne s'enfuie pas.”
Quand je donne des concerts, je suis de nouveau connecté au monde, mais cela n'a plus le même goût qu'avant. Je porte la mort en moi, les gens le savent. Ils viennent me dire au revoir.