J'ai un sens suraigu de l'injustice. Quant à la liberté... Si je me suis mariée trois fois, c'est uniquement par politesse. « Ne mettons pas nos noms au bas d'un parchemin...» Brassens a raison. Aussi prestigieux que soient les hommes que j'ai épousés, je ne me suis jamais appelée Mme Philippe Lemaire, ni Mme Michel Piccoli, ni Mme Gérard Jouannest. Je m'appelle toujours Gréco.

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Je suis là pour vivre ! Faire l’amour n’a jamais fait de mal à personne.
On pardonne à un homme d'être vieux. Pas à une femme. Avant que les gens me regardent d'un œil attristé, je préfère m'en aller.
J'ai choisi d'aimer qui je veux quand je veux.
Vous ne pouvez pas imaginer ce qu'est une certaine qualité de silence dans une salle. Rien au monde ne peut donner cela. Ce sont de ces rares, rares moments de perfection de vie, où tout est suspendu, on respire ensemble, un coeur bat... C'est un acte d'amour pur. On trouve cela parfois dans l'amour physique. Parfois. Très, très rarement.
Je les mange, les mots. Je les dévore, je les digère. Ils me courent dans les veines, jusqu'au bout des doigts. Ils se promènent dans mon corps avant de repasser par ma bouche... C'est pour cela que je ne peux pas chanter n'importe quoi. Parce que les mots sont en moi. S'ils ne me plaisent pas, je les recrache.
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Si je me suis mariée trois fois, c'est uniquement par politesse.
Je ne porte pas un intérêt particulier à moi-même, vous savez. J'ai du respect pour moi, parce que je reste cohérente et que je suis folle. Folle de passion, folle d'amour... Mais je ne suis pas narcissique.
Je suis un animal sauvage, totalement impropre au dressage. Je suis arrivée comme ça, je partirai comme ça.
J'ai toujours eu besoin d'être seule. Seule pour pouvoir travailler en moi. Sans cela, je n'entends rien.
J'ai toujours une force en moi qui se révolte. Tant que je ne suis pas morte, il n'y a rien à faire : je me lève.