Je dois beaucoup à beaucoup de monde, j’ai eu la chance de tomber sur des hommes et des femmes qui, en plus d’être des génies, ce que j’ignorais, étaient des êtres humains.
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J'ai toujours eu besoin d'être seule. Seule pour pouvoir travailler en moi. Sans cela, je n'entends rien.
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La chanson est un art particulier, extrêmement difficile (quand c'est bien), contrairement à ce qu'on peut croire. Il faut écrire une pièce de théâtre ou un roman en 2 minutes ½ / 3 minutes et c'est un exercice extraordinaire. C'est grave, une chanson. Ça va dans les oreilles de tout le monde, ça se promène dans la rue, ça traverse la mer, c'est important une chanson, ça accompagne votre vie...
Le temps qui passe ? Je m'en fous. Tant que je marche, que je cause, que j'entends, que je vois, j'ignore le temps. Si je m'arrête, je saurai peut-être que le temps passe. Mais, pour l'instant, non. Il paraît que c'est le premier mot que j'ai dit: « Non ! »
J'ai choisi d'aimer qui je veux quand je veux.
Je les aime toutes, mes chansons... Je vis avec des trésors. Je suis très riche. Riche de mots.
Dans la même œuvre
Si je me suis mariée trois fois, c'est uniquement par politesse.
Je ne porte pas un intérêt particulier à moi-même, vous savez. J'ai du respect pour moi, parce que je reste cohérente et que je suis folle. Folle de passion, folle d'amour... Mais je ne suis pas narcissique.
Je suis un animal sauvage, totalement impropre au dressage. Je suis arrivée comme ça, je partirai comme ça.
J'ai un sens suraigu de l'injustice. Quant à la liberté... Si je me suis mariée trois fois, c'est uniquement par politesse. « Ne mettons pas nos noms au bas d'un parchemin...» Brassens a raison. Aussi prestigieux que soient les hommes que j'ai épousés, je ne me suis jamais appelée Mme Philippe Lemaire, ni Mme Michel Piccoli, ni Mme Gérard Jouannest. Je m'appelle toujours Gréco.
J'ai toujours une force en moi qui se révolte. Tant que je ne suis pas morte, il n'y a rien à faire : je me lève.