Je ne porte pas un intérêt particulier à moi-même, vous savez. J'ai du respect pour moi, parce que je reste cohérente et que je suis folle. Folle de passion, folle d'amour... Mais je ne suis pas narcissique.

À lire aussi de Juliette Gréco

Je suis une désespérée qui espère ! Malgré cette immense vacuité, malgré ce rien ambiant, malgré ce Front national montant, cette extrême droite dangereuse et terriblement présente.
Si l'enfance est comme la mienne violente et douloureuse, ça conditionne l'adulte que je suis devenue, qui peut rester des jours sans parler.
J’aime aller derrière les mots parce qu’il y a autre chose encore. Je ne vais pas à l’évidence. J’aime bien fouiller derrière les mots pour voir.
Moi, j'aime, je veux bien tout donner, je ne demande rien. Je les enveloppe, je les installe, je les mets au chaud, et d'un coup j'en ai marre de les voir s'endormir. Je me fatigue, le secret du départ est là.
Il faut se battre pour le bonheur des autres. Ce n’est pas du tout acquis. Il faut avancer. Nous sommes en pleine régression. Nous retournons au Moyen Âge, aux guerres de Religion qui sont extrêmement dangereuses et qui font que s’est installée la méfiance, le rejet en même temps que la peur de l’autre. On vit un moment très étrange. Pourquoi vouloir s’imposer par la violence et la terreur. Il y a la parole ! On devrait parler « avec » tout le monde, échanger, proposer, tendre la main.
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Si je me suis mariée trois fois, c'est uniquement par politesse.
Je suis un animal sauvage, totalement impropre au dressage. Je suis arrivée comme ça, je partirai comme ça.
J'ai un sens suraigu de l'injustice. Quant à la liberté... Si je me suis mariée trois fois, c'est uniquement par politesse. « Ne mettons pas nos noms au bas d'un parchemin...» Brassens a raison. Aussi prestigieux que soient les hommes que j'ai épousés, je ne me suis jamais appelée Mme Philippe Lemaire, ni Mme Michel Piccoli, ni Mme Gérard Jouannest. Je m'appelle toujours Gréco.
J'ai toujours eu besoin d'être seule. Seule pour pouvoir travailler en moi. Sans cela, je n'entends rien.
J'ai toujours une force en moi qui se révolte. Tant que je ne suis pas morte, il n'y a rien à faire : je me lève.