De la haine de la jeunesse contre les citateurs. Le citateur est pour eux un ennemi. Je mettrais l'orthographe même sous la main du bourreau.
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J'ai demandé souvent à des vins captieux - D'endormir pour un jour la terreur qui me mine ; - Le vin rend l'oeil plus clair et l'oreille plus fine !
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À lire aussi de Charles Baudelaire
Exalter la ligne au détriment de la couleur, ou la couleur aux dépens de la ligne, sans doute c'est un point de vue ; mais ce n'est ni très-large ni très-juste et cela accuse une grande ignorance des destinées particulières.
Le fou prend le sage en pitié, et dès lors l'idée de sa supériorité commence à poindre à l'horizon de son intellect.
Sous les ifs noirs qui les abritent, - Les hiboux se tiennent rangés, - Ainsi que des dieux étrangers, - Dardant leur oeil rouge. Ils méditent.
Et les agonisants dans le fond des hospices - Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux.
Dans la même œuvre
J'ai cherché dans l'amour un sommeil oublieux; - Mais l'amour n'est pour moi qu'un matelas d'aiguilles - Fait pour donner à boire à ces cruelles filles!
J'ai demandé souvent à des vins capiteux - D'endormir pour un jour la terreur qui me mine ; - Le vin rend l'oeil plus clair et l'oreille plus fine !
J'ai cherché dans l'amour un sommeil oublieux ; - Mais l'amour n'est pour moi qu'un matelas d'aiguilles.
Il me semble parfois que mon sang coule à flots, - Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots. - Je l'entends bien qui coule avec un long murmure, - Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.