Il imagine la maladie comme un chat jouant avec une souris, relâchant sa victime juste le temps nécessaire pour qu'elle reprenne gout à la vie, avant de la broyer à nouveau entre ses crocs.

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Une graine pourrie a été plantée dans le coeur de ce garçon. Dans le terreau de sa haine, elle germe, tant et si bien qu'elle ravage tout ce qu'il aurait pu devenir.
Ton prix. Tout le monde est à vendre à partir d’un certain seuil. Quel est le tien ?
Il y a, selon moi, deux façons d'envisager la carrière de profiler. Il y a celle qui consiste à placer le tueur au coeur de l'enquête, à lui donner un surnom affectueux et à en faire une célébrité dans l'inconscience collectif. Et il y a celle qui consiste à placer les victimes au centre de tout et à considérer leur assassin comme l'individu détraqué qu'il est. Le premier profiler cherche à récupérer une partie de l'attention suscitée par ces hommes pour sa gloire personnelle, et n'a que faire des victimes. Le second n'oublie jamais leur nom et se démène dans l'ombre pour que la série s'arrête le plus vite possible.
Quand on vit dans la société, on est endoctriné dès qu'on naît pour suivre un mode de pensée unique, pour consommer la même chose que tout le monde, pour obéir sans faire de vagues, pour fuir ceux qui pensent différemment, pour les dénoncer, les éliminer. Le dogme fixe les actes et le champ des possibles. Ces gens-là ont un seul chemin, une seule destinée, ce sont des fantômes qui n'existent pas.
Il n'y a rien de pire qu'une disparition. C'est une course de fond dont les participants ignorent la durée, la distance à parcourir et la finalité.
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Il n'y a rien de pire qu'une disparition. C'est une course de fond dont les participants ignorent la durée, la distance à parcourir et la finalité.
Il n'y a pas des centaines de possibilités à prendre en compte lorsqu'un proche s'évapore dans la nature. Si certains ont choisi de disparaître volontairement et de refaire leur vie sans nous, les autres n'ont rien demandé et ont sans doute été fauchés par la mort.
Une personne disparue le reste souvent peu de temps. Les premières quarante-huit heures sont déterminantes. Passé soixante-douze heures, nous devons envisager des hypothèses plus inquiétantes et désagréables pour la famille.