Ton prix. Tout le monde est à vendre à partir d’un certain seuil. Quel est le tien ?
❧
Il y a, selon moi, deux façons d'envisager la carrière de profiler. Il y a celle qui consiste à placer le tueur au coeur de l'enquête, à lui donner un surnom affectueux et à en faire une célébrité dans l'inconscience collectif. Et il y a celle qui consiste à placer les victimes au centre de tout et à considérer leur assassin comme l'individu détraqué qu'il est. Le premier profiler cherche à récupérer une partie de l'attention suscitée par ces hommes pour sa gloire personnelle, et n'a que faire des victimes. Le second n'oublie jamais leur nom et se démène dans l'ombre pour que la série s'arrête le plus vite possible.
◆
À lire aussi de Claire Favan
Ce qui se passe dans le monde extérieur ne l’intéresse absolument pas. Son univers est réduit au strict minimum, mais ça ne lui pose pas de problème. Il aime vivre dans un cadre borné par ses propres choix et avoir la maîtrise de tout ce qui gravite autour de lui.
En aucun cas, détester quelqu’un ne peut se faire dans la nuance. La palette de couleurs passe du blanc au noir sans transition.
Malheureusement, les meilleures choses avaient toutes une fin, à l’inverse des mauvaises.
C’est vrai que le mal est plus rapide, plus facile, plus séduisant, quand on évite de se demander ce que ce choix va nous faire perdre en chemin.
Dans la même œuvre
Choisir la vie de tueur en série demandait une rigueur hors du commun et un sens de l’anticipation surhumain.
C'était l'absence de certitude qui les rongeait tous. Savoir, c'était pouvoir clore le chapitre et faire son deuil. Savoir, c'était pouvoir recommencer à vivre.
En amour, il avait la délicatesse d’un semi-remorque privé de freins en pleine descente.
Les femmes sont réputées pour leur sixième sens performant.
Le salut froid et rigide de son collègue ainsi que sa poignée de main fuyante et molle apprirent à RJ ce qu'il voulait savoir. Jonas serait son plus fervent détracteur.