Œuvre
Serre-moi fort (2016)
Il imagine la maladie comme un chat jouant avec une souris, relâchant sa victime juste le temps nécessaire pour qu'elle reprenne gout à la vie, avant de la broyer à nouveau entre ses crocs.
Il n'y a rien de pire qu'une disparition. C'est une course de fond dont les participants ignorent la durée, la distance à parcourir et la finalité.
Il n'y a pas des centaines de possibilités à prendre en compte lorsqu'un proche s'évapore dans la nature. Si certains ont choisi de disparaître volontairement et de refaire leur vie sans nous, les autres n'ont rien demandé et ont sans doute été fauchés par la mort.
Une personne disparue le reste souvent peu de temps. Les premières quarante-huit heures sont déterminantes. Passé soixante-douze heures, nous devons envisager des hypothèses plus inquiétantes et désagréables pour la famille.