En 1971, l'avortement, cela voulait dire la prison pour les pauvres, l'Angleterre pour les riches.

À lire aussi de Colombe Schneck

J'aurai bientôt l'âge de mon père, je le regarde avec amour et tendresse, nous sommes presque égaux aujourd'hui. Je pourrai lui dire, Je t'aime et je ne suis pas toujours d'accord avec toi.
L'amour, c'est une histoire à deux.
La joie d’écrire est aussi celle d'inventer son genre, sa méthode. Et dans toute vie, celle d’Esther par exemple, on ne peut pas séparer l’amour, la crainte, l’apprentissage, la violence, la tendresse, l’espérance, le roman doit pouvoir intégrer des lignes aussi contradictoires.
L’avortement n’est jamais banal et confortable. Ça vous hante toute votre vie. C’est quelque chose de douloureux.
L’amour est une vérité nue.
Toutes les citations de Colombe Schneck →

Dans la même œuvre

Ma mère prend soin d'enfants handicapés. Elle nous apprend à ne pas faire de différence entre eux, les enfants dont elle s'occupe, et nous, ses enfants. Elle a raison d'être aussi absente. Ils ont davantage besoin d'elle que nous.
Ma mère est féministe, comme la sienne avant elle. Elles se sont battues pour faire des études, pour travailler. Pour moi, féministe, cela ne veut rien dire. Je n'ai pas besoin de l'être. Tous ces slogans des années 70 me paraissent datés. Acquis. Le combat de ma mère me paraît achevé.
Je garde la peur, à la fin de chaque mois, de ne pas avoir mes règles. Je la garderai pendant des années, pendant dix ans, jusqu'au moment où, enfin, arrivera un sentiment nouveau. Je ne veux plus de sang, je suis prête à avoir un enfant.