Qui est-on, quand on apprend dès l'enfance que rien ne reste ? Qu'il faut toujours être prêt à tout perdre, même sa langue maternelle ? Rien, même les murs d'une maison, une liste de camarades de classe, des habitudes, des goûts, rien ne tient.
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L'amour, c'est une histoire à deux.
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Ma mère prend soin d'enfants handicapés. Elle nous apprend à ne pas faire de différence entre eux, les enfants dont elle s'occupe, et nous, ses enfants. Elle a raison d'être aussi absente. Ils ont davantage besoin d'elle que nous.
De toutes mes forces, petite fille, je tenais à démontrer à mes parents que j'étais heureuse, que je n'avais aucun chagrin et qu'ils avaient donc réussi. J'étais la grande gagnante officielle du concours de la petite fille la plus heureuse du monde.
La seule vérité est celle de nos corps l’un contre l’autre, nous embrassant et nous serrant, dans un murmure de paroles sans sens. L’amour est une vérité nue.
On lui a transmis les valeurs de la culture inca, la richesse n’est pas l’accumulation de biens, mais de liens à l’autre. Le riche est celui qui connaît le plus de monde.
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Je t'aime et si tu ne m'aimes pas, je t'aime assez pour deux.
J'ai essayé de me souvenir de la dernière fois qu'un homme m'avait fait un compliment auquel j'avais cru. Je n'ai pas pu. Trop lointain ou peu crédible. Il y avait bien quelqu'un. Peut-être qu'il ne mentait pas.
Je me contentais de chercher son nom dans l'annuaire. Je pouvais le contempler sur une liste, cela suffisait à un bonheur fragile.
Je crois exister quand je reçois une lettre, un bouquet de fleurs. L'amour, c'est une histoire à deux.