Je me contentais de chercher son nom dans l'annuaire. Je pouvais le contempler sur une liste, cela suffisait à un bonheur fragile.

À lire aussi de Colombe Schneck

Le monde imaginaire est le seul moyen de remplir les vides laissés par les absents.
Ce n'est pas si simple. Les Français d'un côté, les Algériens de l'autre, les bourreaux et les victimes, chacun des camps oublie qu'il appartient à une humanité commune.
La vie n'est pas une histoire, elle n'a pas de sens, elle n'est qu'une succession de hasards, de malchances, et de chances.
Les parents doivent tout à leurs enfants, leurs enfants ne leur doivent rien. La peur des parents est un fardeau inutile pour les enfants.
Qui est-on, quand on apprend dès l'enfance que rien ne reste ? Qu'il faut toujours être prêt à tout perdre, même sa langue maternelle ? Rien, même les murs d'une maison, une liste de camarades de classe, des habitudes, des goûts, rien ne tient.
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Dans la même œuvre

Je t'aime et si tu ne m'aimes pas, je t'aime assez pour deux.
J'ai essayé de me souvenir de la dernière fois qu'un homme m'avait fait un compliment auquel j'avais cru. Je n'ai pas pu. Trop lointain ou peu crédible. Il y avait bien quelqu'un. Peut-être qu'il ne mentait pas.
Je crois exister quand je reçois une lettre, un bouquet de fleurs. L'amour, c'est une histoire à deux.
L'amour, c'est une histoire à deux.