Elle écrase son chagrin contre la vitre. La tentation est grande d'imaginer que c'est un front qu'elle a contre le sien. Un front pour y appuyer sa peine.

À lire aussi de Françoise Lefèvre

Pourquoi faut-il toujours forcer le destin, c'est-à-dire les autres ?
C'est peut-être cela la liberté : choisir ses contraintes.
Les livres m'apparaissent comme les tombes d'êtres aimés qu'on oublie de visiter. Oui, les livres ont à voir avec la mort.
La fin des amours est éreintante. Même lorsqu'on y pense longtemps après.
O vie terrestre et rampante, tu ne pourras nier que l'écriture est une consolation.
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Dans la même œuvre

Y a-t-il un moment où l'on doive se partager entre les âmes des défunts et l'appel des vivants?
De retour à la maison elle griffonne les mots d'amour qu'elle aimerait recevoir. Elles les écrit pour elle même, c'est à dire personne.
Et l'on sait que l'absence grossit dans la poitrine, fait le coeur énorme et qu'on la porte en plus de son propre poids. Elle est partout, remplit tout.
C'est inouï le nombre de gens qu'il faut chasser de sa route pour qu'ils ne viennent pas piétiner les joies minuscules d'une journée.
La neige qui tombe n'est jamais froide quand on est heureux.