Y a-t-il un moment où l'on doive se partager entre les âmes des défunts et l'appel des vivants?

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Je sens une menace entre mes omoplates si je n'écris pas.
Parfois il faut peu de chose pour être heureux. Un oiseau qui vole plus bas qu'à l'ordinaire et vient picorer à la fenêtre. L'odeur des champs juste fumés. L'odeur du fumier dans la brume.
C'est inouï le nombre de gens qu'il faut chasser de sa route pour qu'ils ne viennent pas piétiner les joies minuscules d'une journée.
L'amour maternel ne peut être confiné dans la mièvrerie ou la naïveté, comme le voudraient certains. L'amour maternel est le moins mièvre des sentiments. C'est avant tout un acte de résistance contre la férocité du monde.
La neige qui tombe n'est jamais froide quand on est heureux.
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Dans la même œuvre

De retour à la maison elle griffonne les mots d'amour qu'elle aimerait recevoir. Elles les écrit pour elle même, c'est à dire personne.
Et l'on sait que l'absence grossit dans la poitrine, fait le coeur énorme et qu'on la porte en plus de son propre poids. Elle est partout, remplit tout.
Elle écrase son chagrin contre la vitre. La tentation est grande d'imaginer que c'est un front qu'elle a contre le sien. Un front pour y appuyer sa peine.
C'est inouï le nombre de gens qu'il faut chasser de sa route pour qu'ils ne viennent pas piétiner les joies minuscules d'une journée.
La neige qui tombe n'est jamais froide quand on est heureux.