C'est inouï le nombre de gens qu'il faut chasser de sa route pour qu'ils ne viennent pas piétiner les joies minuscules d'une journée.

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Le bonheur rend liquide.
Même sans prendre un crayon, j'ai toujours écrit. Ecrire est devenu pour moi une manière de combler le temps entre l'intolérable naissance et l'intolérable mort.
Il faut tellement croire à la vie pour écrire. Nous devrions tous faire un testament en nous imprimant dans la roche, la pierre, la terre.
Aujourd'hui les histoires les plus surprenantes nous arrivent par le petit écran ou par les journaux. Alors, pourquoi écrire? Justement parce que c'est autre chose. Parce que cela procède d'un rendez-vous surnaturel.
Y a-t-il un moment où l'on doive se partager entre les âmes des défunts et l'appel des vivants?
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Y a-t-il un moment où l'on doive se partager entre les âmes des défunts et l'appel des vivants?
De retour à la maison elle griffonne les mots d'amour qu'elle aimerait recevoir. Elles les écrit pour elle même, c'est à dire personne.
Et l'on sait que l'absence grossit dans la poitrine, fait le coeur énorme et qu'on la porte en plus de son propre poids. Elle est partout, remplit tout.
Elle écrase son chagrin contre la vitre. La tentation est grande d'imaginer que c'est un front qu'elle a contre le sien. Un front pour y appuyer sa peine.
La neige qui tombe n'est jamais froide quand on est heureux.