On n'est pas forcément du pays où l'on est né. Il y a des graines que le vent aime semer ailleurs.
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Ecrire, c'est cuisiner avec des lettres.
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À lire aussi de Dany Laferrière
L'enfant devant la télé donne dos à tout. C'est à son dos qu'on parle, et c'est son dos qui nous répond.
Le Québécois pense que la langue française est une langue du corps, une langue de la quotidienneté, et plus on la parle sous un mode naturel, plus on s'éloigne de l'hypocrisie de la grammaire, de l'hypocrisie de la singularité, de la phrase.
Depuis cinquante ans on nous emmerde avec l'identité, c'est l'expression à la mode. On dirait qu'on a été pris en otages par une bande de psychologues, de psychiatres ou de psychopathes. Quel que soit ce que vous faites, c'est une question d'identité.
Quand j'écris à la main j'ai tendance à faire, à écrire de manière trop fleurie.
Dans la même œuvre
Les blessures dont on a honte ne se guérissent pas.
Si on meurt ici plus vite qu'ailleurs, la vie est ici plus intense. Chacun porte en soi la même somme d'énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.
Seul le voyage sans billet de retour peut nous sauver de la famille, du sang et de l'esprit de clocher.
Je consomme autant de viande ici en un hiver qu'un pauvre en mange en Haïti durant toute une vie.
Chacun porte en soi la même somme d'énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.