Comment se protéger derrière un masque quand on entend le raclement de la pelle qui creuse la fosse?

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L'amour maternel ne peut être confiné dans la mièvrerie ou la naïveté, comme le voudraient certains. L'amour maternel est le moins mièvre des sentiments. C'est avant tout un acte de résistance contre la férocité du monde.
C'est peut-être cela la liberté : choisir ses contraintes.
C'est inouï le nombre de gens qu'il faut chasser de sa route pour qu'ils ne viennent pas piétiner les joies minuscules d'une journée.
Comment peut-on créer la vie avec des mots? Car, enfin, écrire c'est le contraire de vivre. Pour raconter le temps, il faut s'enfermer soi-même dans une mortelle saison, d'où l'on sent mieux le temps qui passe et qu'on en est le passager.
Je sens une menace entre mes omoplates si je n'écris pas.
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Dans la même œuvre

Ecrire ne serait donc qu'un leurre, une autre compromission avec le temps.
J'aime la page que je vais écrire comme une amoureuse qui court à son rendez-vous.
Les livres m'apparaissent comme les tombes d'êtres aimés qu'on oublie de visiter. Oui, les livres ont à voir avec la mort.
Que j'écrive ou non, la face du monde n'en sera pas changée. Et pourtant, c'est un peu comme si j'étais en sursis et que chaque mot fût un rempart contre la mort.