Boire du vin et étreindre la beauté - Vaut mieux que l'hypocrisie du dévot ; - Si l'amoureux et si l'ivrogne sont voués à l'Enfer, - Personne, alors, ne verra la face du ciel.
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Cette roue sous laquelle nous tournons - Est pareille à une lanterne magique - Le soleil est la lampe ; le monde, l'écran ; - Nous sommes les images qui passent.
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O toi qui es venu tout ardent du monde de l'esprit ; - \r\nToi qui, stupéfait, t'interroges sur le cinq, le quatre, le six et le sept, - \r\nBois du vin, car tu ne sais d'où tu es venu. - \r\nRéjouis-toi, car tu ne sais où tu vas.
Pour parler selon le vrai, pas de métaphores, - \r\nNous sommes les pièces d'un jeu, le Ciel est le joueur ; - \r\nNous jouons un petit jeu sur l'échiquier de l'existence ; - \r\nPuis, un par un, nous rentrons dans la boîte de la non-existence.
Ami, ne nous soucions pas de demain, - Profitons de ce souffle de vie. - Demain quand nous quitterons ce caravansérail, - Nous serons pareils aux morts d'il y a sept mille ans.
Le créateur, s'il a formé les êtres, - Pourquoi les a-t-il détruits ensuite? - S'ils étaient laids, à qui la faute? - S'ils étaient beaux, pourquoi les briser?