Venus purs du néant, nous en partons impurs. - \r\nVenus heureux, nous repartons pleins de misère. - \r\nL'eau des pleurs dans les yeux, au cœur un feu obscur, - \r\nnous rendons l'âme à l'air et mourrons dans la terre.
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Pour parler selon le vrai, pas de métaphores, - \r\nNous sommes les pièces d'un jeu, le Ciel est le joueur ; - \r\nNous jouons un petit jeu sur l'échiquier de l'existence ; - \r\nPuis, un par un, nous rentrons dans la boîte de la non-existence.
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Hier au soir, j'étais ivre et j'ai jeté mon bol - \r\npar terre : il s'est brisé aussitôt sur le sol. - \r\nEt c'était comme si montait une prière : - \r\n« J'étais un homme, et tu redeviendras poussière. »
Boire du vin et étreindre la beauté - Vaut mieux que l'hypocrisie du dévot ; - Si l'amoureux et si l'ivrogne sont voués à l'Enfer, - Personne, alors, ne verra la face du ciel.
Quand nos deux corps perdront mon âme avec la tienne, - \r\nles os des morts seront ma tombe avec la tienne. - \r\nEt plus tard, des maçons, pour bâtir un tombeau, - \r\nviendront déterrer ma poussière avec la tienne.
La vaste coupe à qui, ce soir, je ferai signe - Me versera deux fois de sa richesse insigne. - Divorçant de raison et de religion, - Pour épouse j'aurai la fille de la vigne.
Dans la même œuvre
La nuit n'est peut-être que la paupière du jour.
Bois du vin, car tu dormiras longtemps sous la terre.
Depuis que le soleil et la lune brillent au firmament, on n'a rien connu de meilleur que le vin.
Veux-tu que ta vie repose sur une voie solide? - Veux-tu vivre affranchi de tout chagrin ? - Ne demeure pas un instant sans boire du vin.
Combien longue est l'infinie poursuite du Ceci et du Cela qui engendre l'effort et la dispute. Mieux vaut être joyeux par la grappe que triste par un fruit plus amer.