O toi qui es venu tout ardent du monde de l'esprit ; - \r\nToi qui, stupéfait, t'interroges sur le cinq, le quatre, le six et le sept, - \r\nBois du vin, car tu ne sais d'où tu es venu. - \r\nRéjouis-toi, car tu ne sais où tu vas.

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Un livre de vers sous la ramée, - Un pichet de vin, une miche de pain... et toi - A mes côtés chantant dans la solitude... - Et la solitude est à présent le paradis!
Cette roue sous laquelle nous tournons - Est pareille à une lanterne magique - Le soleil est la lampe ; le monde, l'écran ; - Nous sommes les images qui passent.
J'ai lancé contre une pierre un bol cette nuit ; - \r\nL'acte brutal, j'étais ivre quand je l'ai commis ; - \r\nLe bol m'a dit en son langage de bol : - \r\n« J'ai été ce que tu es ! tu seras toi aussi ce que je suis ! »
Toi qui de quatre et sept sans doute résultas, - Pour ce quatre et ce sept laisse tout ton tracas. - Bois du vin! Mille fois déjà je le répète: - Car une fois parti, tu ne reviendras pas.
La vaste coupe à qui, ce soir, je ferai signe - Me versera deux fois de sa richesse insigne. - Divorçant de raison et de religion, - Pour épouse j'aurai la fille de la vigne.
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