J'ai lancé contre une pierre un bol cette nuit ; - \r\nL'acte brutal, j'étais ivre quand je l'ai commis ; - \r\nLe bol m'a dit en son langage de bol : - \r\n« J'ai été ce que tu es ! tu seras toi aussi ce que je suis ! »

À lire aussi de Omar Khayyam

Veux-tu que ta vie repose sur une voie solide? - Veux-tu vivre affranchi de tout chagrin ? - Ne demeure pas un instant sans boire du vin.
Un coquelicot fané ne refleurit jamais.
Un souffle éloigne seul l'incrédulité de la foi. - Il n'est, entre le doute et la certitude, qu'un souffle. - De ce souffle si court, faisons le plus joyeux emploi. - De la vie à la mort, on glisse en l'espace d'un souffle.
Cette roue sous laquelle nous tournons - Est pareille à une lanterne magique - Le soleil est la lampe ; le monde, l'écran ; - Nous sommes les images qui passent.
Pour parler selon le vrai, pas de métaphores, - \r\nNous sommes les pièces d'un jeu, le Ciel est le joueur ; - \r\nNous jouons un petit jeu sur l'échiquier de l'existence ; - \r\nPuis, un par un, nous rentrons dans la boîte de la non-existence.
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Dans la même œuvre

La nuit n'est peut-être que la paupière du jour.
Bois du vin, car tu dormiras longtemps sous la terre.
Depuis que le soleil et la lune brillent au firmament, on n'a rien connu de meilleur que le vin.
Veux-tu que ta vie repose sur une voie solide? - Veux-tu vivre affranchi de tout chagrin ? - Ne demeure pas un instant sans boire du vin.
Combien longue est l'infinie poursuite du Ceci et du Cela qui engendre l'effort et la dispute. Mieux vaut être joyeux par la grappe que triste par un fruit plus amer.