Ce sont des enfants qui se font humilier, frapper et mettre à l'écart à cause de leur handicap. C'est être obligé de changer d'école parce que personne ne trouve de solution pour nous intégrer là où nous sommes.

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Il y a, selon moi, deux façons d'envisager la carrière de profiler. Il y a celle qui consiste à placer le tueur au coeur de l'enquête, à lui donner un surnom affectueux et à en faire une célébrité dans l'inconscience collectif. Et il y a celle qui consiste à placer les victimes au centre de tout et à considérer leur assassin comme l'individu détraqué qu'il est. Le premier profiler cherche à récupérer une partie de l'attention suscitée par ces hommes pour sa gloire personnelle, et n'a que faire des victimes. Le second n'oublie jamais leur nom et se démène dans l'ombre pour que la série s'arrête le plus vite possible.
En aucun cas, détester quelqu’un ne peut se faire dans la nuance. La palette de couleurs passe du blanc au noir sans transition.
Il n'y a rien de pire qu'une disparition. C'est une course de fond dont les participants ignorent la durée, la distance à parcourir et la finalité.
Choisir la vie de tueur en série demandait une rigueur hors du commun et un sens de l’anticipation surhumain.
Quand on vit dans la société, on est endoctriné dès qu'on naît pour suivre un mode de pensée unique, pour consommer la même chose que tout le monde, pour obéir sans faire de vagues, pour fuir ceux qui pensent différemment, pour les dénoncer, les éliminer. Le dogme fixe les actes et le champ des possibles. Ces gens-là ont un seul chemin, une seule destinée, ce sont des fantômes qui n'existent pas.
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Aujourd'hui, les masses hurlantes, manipulées par les réseaux sociaux et les médias sans scrupules, sont capables de faire pencher la balance de la justice.
Le but des parents, c'est de faire en sorte de pousser leurs enfants une marche au-dessus de la leur, pour que chaque génération soit mieux lotie que la précédente.
Je trouve dommage que les personnes qui ont des handicaps visibles ou, comme le mien, invisibles sauf au niveau du comportement soient aussi mal traitées et accueillies au sein de l'école. C'est comme si on subissait une double punition : notre état pas forcément toujours facile à gérer, et le poids malsain et cruel du regard des autres. Une fois qu'ils vous ont pris en grippe, plus rien ne peut changer. On est pris au piège.