Cacher aux autres qu'on va mal est un art.

À lire aussi de François Weyergans

Pendant toute mon enfance et mon adolescence j'avais une confiance aveugle en mon père, doublée d'une confiance inébranlable en moi. Il était mon seul père et j'étais son seul fils. Nous formions un couple.
Le vrai voyageur est impulsif. Il part pour partir. Il ne sait pas ce qui l'attend. Il ressemble au romancier qui, au fur et à mesure qu'il rédige, se méfie de ses propres plans.
La mort des autres nous conforte dans l'idée que notre vie est précieuse, importante, essentielle, unique. Nos morts valorisent nos vies.
Je me fais toujours une joie de m'endormir. C'est le moment où j'ai le plus d'idées. J'en ai plein, les plus belles qui soient, je les accueille et les entoure de prévenance, d'autant plus que je sais que je ne pourrais pas les utiliser. Il m'est impossible, hélas d'écrire et dormir en même temps. Je m'endors donc en me trouvant génial et je me réveillerai en trouvant que ma vie est horrible, deux jugements très exagérés.
« Tu fais peur à tout le monde », m'a dit Delphine hier soir, en guise de point final à un dialogue qui risquait de s'envenimer. Ma conduite la pousse parfois à des déclarations de ce genre, de vraies sentences condamnatoires.
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Dans la même œuvre

Pendant toute mon enfance et mon adolescence j'avais une confiance aveugle en mon père, doublée d'une confiance inébranlable en moi. Il était mon seul père et j'étais son seul fils. Nous formions un couple.
Un rêve qu'on renonce à interpréter est comme une lettre qui n'est pas lue.
De même que Shakespeare est l'intraduisible des intraduisibles, l'amour est l'indéfinissable des indéfinissables.
Il n'y a que l'amour qui compte vraiment, peu importe comment il se manifeste.
Dites-vous bien que tout ce qui a vraiment de l'intérêt se situe de façon quasi nécessaire en dehors de tout projet préétabli.