Œuvre
Franz et François (1997)
Pendant toute mon enfance et mon adolescence j'avais une confiance aveugle en mon père, doublée d'une confiance inébranlable en moi. Il était mon seul père et j'étais son seul fils. Nous formions un couple.
Un rêve qu'on renonce à interpréter est comme une lettre qui n'est pas lue.
De même que Shakespeare est l'intraduisible des intraduisibles, l'amour est l'indéfinissable des indéfinissables.
Il n'y a que l'amour qui compte vraiment, peu importe comment il se manifeste.
Dites-vous bien que tout ce qui a vraiment de l'intérêt se situe de façon quasi nécessaire en dehors de tout projet préétabli.
Les parents sont des distillateurs d'angoisse, mais ceux qui n'hériteraient d'aucune angoisse seraient bien démunis.
Le pire service qu'on puisse rendre à quelqu'un, c'est de l'approuver quand on n'est pas d'accord avec lui, une approbation qu'on donne par paresse ou par peur, par indifférence ou même par mépris.
La fiction, qu'est-ce que c'est ? Après tout, ce n'est que du réel volé.
Mais au lieu de tuer les gens, les phrases se contentent de les faire souffrir.
Cacher aux autres qu'on va mal est un art.
Les souvenirs ressemblent à des graines et la mémoire est un germoir. Chacun garde en réserve des phrases entendues au cours de son existence, qu'il sèmera un jour ou l'autre.