La mort des autres nous conforte dans l'idée que notre vie est précieuse, importante, essentielle, unique. Nos morts valorisent nos vies.

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Dites-vous bien que tout ce qui a vraiment de l'intérêt se situe de façon quasi nécessaire en dehors de tout projet préétabli.
Le vrai voyageur est impulsif. Il part pour partir. Il ne sait pas ce qui l'attend. Il ressemble au romancier qui, au fur et à mesure qu'il rédige, se méfie de ses propres plans.
Personne ne mesure la chance d'être qui il est.
Cacher aux autres qu'on va mal est un art.
Je me fais toujours une joie de m'endormir. C'est le moment où j'ai le plus d'idées. J'en ai plein, les plus belles qui soient, je les accueille et les entoure de prévenance, d'autant plus que je sais que je ne pourrais pas les utiliser. Il m'est impossible, hélas d'écrire et dormir en même temps. Je m'endors donc en me trouvant génial et je me réveillerai en trouvant que ma vie est horrible, deux jugements très exagérés.
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Personne ne mesure la chance d'être qui il est.
Le temps ne passe pas c'est nous qui passons.
Je viens de regarder à « projet » dans mes dictionnaires. Voici le premier exemple donné par le Petit Robert : « Faire des projets au lieu d'agir. » Littré cite Molière : « Et le chemin est long du projet à la chose. » Eh bien les gars, merci pour votre aide.
Pourquoi faut-il que la vie s'arrête juste avant notre enterrement, une des rares occasions de succès qui nous soit garantie ?
« Tu fais peur à tout le monde », m'a dit Delphine hier soir, en guise de point final à un dialogue qui risquait de s'envenimer. Ma conduite la pousse parfois à des déclarations de ce genre, de vraies sentences condamnatoires.