Celui qui persiste à suivre avec fidélité un maître déchu est le vainqueur du vainqueur de son maître.
Auteur
William Shakespeare
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Etre furieux, c'est être vaillant par excès de peur.
L'âme ne se sépare pas ducorps avec plus de douleur que l'homme de sa grandeur.
La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.
Est-ce donc un crime de se précipiter dans la secrète demeure de la mort avant que la mort ose venir à nous ?
La nature manque ordinairement de pouvoir pour égaler les étranges créations de l'imagination.
La douleur est le poison de la beauté.
Souvent les caractères indécis et flottants creusent, s'enfoncent plus avant dans un projet, par l'effet même de leur crainte et le poids de leur indolence.
Pardonner est une action plus noble et plus rare que celle de se venger.
La science d'un gueux a le pas sur le sang d'un noble.
La colère est pareille à un cheval fougueux ; si on lui lâche la bride, son trop d'ardeur l'a bientôt épuisé.
Il vaut mieux être né dans une condition obscure et vivre heureux dans une humble atmosphère, que de porter sur le trône l'auréole d'une éclatante infortune et de cacher la douleur sous l'or d'une couronne.
C'est surtout quand mes yeux se ferment qu'ils voient le mieux, car tout le jour ils tombent sur des choses indifférentes ; mais, quand je dors, ils te contemplent en rêve et, s'éclairant des ténèbres, deviennent lucides dans la nuit.
O toi, dont l'ombre rend si lumineuses les ombres, quelle apparition splendide formerait ta forme réelle à la clarté du jour agrandie de ta propre clarté, puisque ton ombre brille ainsi aux yeux qui ne voient pas !
Oui, quel éblouissement pour mes yeux de te regarder à lumière vive du jour, puisque dans la nuit sépulcrale l'ombre imparfaite de ta beauté apparaît ainsi à travers le sommeil accablant à mes yeux aveuglés !
Il se rit des plaies celui qui n'a jamais été blessé.
O lourde légèreté ! Sérieuse vanité ! - Et chaos difforme de belles apparences ! - Plumes de plomb, fumée lumineuse, - Flamme glacée, santé malade, - Sommeil qui toujours veille et n'est point ce qu'il est ! - Voici l'amour que je ressens.
L'amour réjouit comme le rayon de soleil après la pluie.
O Roméo, Roméo, pourquoi es-tu Roméo ? Renonce à ton père et abjure ton nom ; ou, si lu l'aimes mieux, jure seulement d'être mon amant, et je cesse d'être une Capulet.
La conscience fait de nous tous des couards.
Si la musique est la pâture de l'amour, - Jouez encore, donnez-m'en jusqu'à l'excès - En sorte que ma faim gavée languisse et meure.
Le temps est disloqué. O destin maudit, - Pourquoi suis-je né pour le remettre en place !
Un vrai coeur, c'est le soleil et la lune, ou plutôt le soleil et non la lune, car il brille avec éclat, et jamais ne change, mais suit fidèlement son cours.
O pour elle les torches redoublent leur éclat ! - Elle est comme un joyau sur la joue de la nuit - Un brillant à l'oreille d'une Ethiopienne ; - Beauté trop riche pour qu'on en jouisse, trop chère pour la terre.
Le cocu vit heureux, lui qui adore mais doute, soupçonne mais s'adonne.
Œuvres de William Shakespeare
All's Well That Ends Well, I, 1Antoine et Cléopâtre (1606)Antoine et Cléopâtre (1606), I, 1, AntoineAntoine et Cléopâtre (1606), I, 1, PhilonAntoine et Cléopâtre (1606), I, 3, CharmianeAntoine et Cléopâtre (1606), III, 11, EnobarbusAntoine et Cléopâtre (1606), IV, 11, CharmianeAntoine et Cléopâtre (1606), IV, 12, MardianAntoine et Cléopâtre (1606), IV, 13, CléopâtreAntoine et Cléopâtre (1606), V, 2, CléopâtreAntoine et Cléopâtre (1606), V, 2, IrasBeaucoup de bruit pour rienBeaucoup de bruit pour rien (1600)Beaucoup de bruit pour rien (1600), I, 1Beaucoup de bruit pour rien (1600), III, 2Beaucoup de bruit pour rien, V, 1Beaucoup de bruit pour rien, V, 1, LeonatoBeaucoup de bruit pour rien, V, 2, BenedickComme il vous plaira (1623)Comme il vous plaira (1623), 10, Jacques