Le caprice d'une femme - Est l'affaire d'un moment; - La girouette de son âme - Tourne, tourne... au moindre vent.
Toutes les passions s'éteignent avec l'âge; - L'amour-propre ne meurt jamais. - Ce flatteur est tyran, redoutez ses attraits.
SI vous voulez que j'aime encore, - Rendez-moi l'âge des amours; - Au crépuscule de mes jours - Rejoignez, s'il se peut, l'aurore.
L'amour seul donne les plaisirs, - Et le plaisir est d'être aimée. - Déjà l'amour brille en tes yeux; - Il naîtra bientôt dans ton âme.
Bientôt un mortel amoureux - Te fera partager sa flamme. - Heureux! trop heureux cet amant - Pour qui ton coeur deviendra tendre.
Dites-moi une fois par an: Je vous aime et je vous aimerai; cela suffira. Un mot de vous me reste dans le coeur une année pour le moins.
On aime la vie, mais le néant ne laisse pas d'avoir du bon.
Ma consolation est dans la lecture, dans la vue des arbres que j'ai planté, et du blé que j'ai semé. Si cela m'échappe, il sera temps de hoir ma vie, qui a été assez longue.
Comment faut-il faire à mon âge? - J'ai des amants constants; ils sont tous ennuyeux; - J'en trouve un seul aimable, et le traître est volage.
On sait assez que notre tempérament fait toutes les qualités de notre âme.
Ce n'est pas notre condition, c'est la trempe de notre âme, qui nous rend heureux.
On lui demanda juridiquement ce qu'il aimait le mieux d'être fustigé trente-six fois par tout le régiment, ou de recevoir à la fois douze balles de plomb dans la cervelle.
J'ai ouï conter qu'on avait fait le procès, dans un temps de famine, à un homme qui avait récité tout haut son Pater noster; on le traita de séditieux parce qu'il prononça un peu haut: Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien.
Quiconque a le génie de son art et du commandement, passe bien vite et sans effort du petit au grand.
L'art de la citation est l'art de ceux qui ne savent pas réfléchir par eux-même.
On sait que tous les arts sont frères, que chacun d'eux en éclaire un autre, et qu'il en résulte une lumière universelle. C'est par ces mutuels secours que le génie de l'invention s'est communiqué de proche en proche.
Chaque peuple à son tour a brillé sur la terre, - Par les lois, par les arts, et surtout par la guerre; - Le temps de l'Arabie est à la fin venu.
Il est bien doux pour mon coeur très immonde - De voir ici l'abondance à la ronde, - Mère des arts et des heureux travaux, - Nous apporter, de sa source féconde, - Et des besoins et des plaisirs nouveaux.
Ce n'est pas assez d'écrire et de flatter le pays où l'on est, il faut songer aux hommes de tous les pays.
Sommes-nous assez heureux pour que M. d'Alembert soit notre secrétaire perpétuel? Je réponds du moins que, s'il y a de la perpétuité, ce sera pour son nom.
Mon cher et ancien ami, qui sont les gens qui ont dit qu'on n'aime point son successeur?
Quel est le persécuteur? c'est celui dont l'orgueil blessé et le fanatisme en fureur irritent le prince ou les magistrats contre les hommes innocents, qui n'ont d'autre crime que de n'être pas de son avis.
Si je pouvais mettre un pied devant l'autre, vous croyez bien que mes deux pieds seraient chez vous.
On réduisait le dictionnaire aux termes de la conversation, et la plupart des arts étaient négligés. Il me semble aussi qu'on s'était fait une loi de ne point citer; mais un dictionnaire sans citations est un squelette.
Mais si vous n'êtes monsieur l'abbé que pour avoir été tonsuré, pour porter un petit collet, un manteau court, et pour attendre un bénéfice simple, vous ne méritez pas le nom d'abbé.
Œuvres de Voltaire
A propos du café.A un perruquier-auteur.Adieux à la vie (1778)Alzire, ou Les américains (1736)Alzire, ou Les américains (1736), I, 1, AlvarezAlzire, ou Les américains (1736), I, 1, GusmanAlzire, ou Les américains (1736), I, 4Alzire, ou Les américains (1736), II, 1, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), II, 6, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), III, 5Alzire, ou Les américains (1736), V, 2Alzire, ou Les américains (1736), V, 7, GusmanAmabedAnnales de l'empire depuis Charlemagne (1753), Ferdinand III, 47e empereurApocrypheAprès l'éxécution de l'amiral britanique John Byng en 1757.Artémire (1720), IV, 3, CassandreAu duc de Rohan.Au sujet de Mandrin.Brutus (1730)