Auteur

Victor Hugo

Oh! n'insultez jamais une femme qui tombe!
Soyons le miroir et l'image! - Soyons la fleur et le parfum! - Les amants, qui, seuls sous l'ombrage, - Se sentent deux et ne sont qu'un!
Aimons toujours! aimons encore! - Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit. - L'amour, c'est le cri de l'aurore, - L'amour, c'est l'hymne de la nuit.
Aimons-nous toujours davantage! - Unissons-nous mieux chaque jour. - Les arbres croissent en feuillage; - Que notre âme croisse en amour!
Aime! qu'on les loue ou les blâme, - Toujours les grands coeurs aimeront: - Joins cette jeunesse de l'âme - A la jeunesse de ton front!
Ca doit se fourrer dans des trous, le bonheur. Faites-vous encore plus petits que vous n'êtes, si vous pouvez. Dieu mesure la grandeur du bonheur à la petitesse des heureux. Les gens contents doivent se cacher comme des malfaiteurs.
Le sage a son coeur pour richesse; - Il voit, tranquille accapareur, - Sans trop de respect la duchesse, - La grisette sans trop d'horreur.
L'amour veut que sans crainte on lise - Les lettres de son alphabet; - Si la première est Arthémise, - Certes, la seconde est Babet.
Une femme! l'exquise chose! - Je redeviens un écolier; - Je décline Rosa la rose; - Je suis amoureux à lier. - Or le diable est une rencontre; - Et j'en suis toujours réjoui. - De tous les Pour il est le Contre; - Il est le Non de tous les Oui.
L'amour arrange et bénit - Deux ailes sur la même oeuvre, - Deux coeurs dans le même nid.
Ce nid où l'amour se pose, - Voilà le but du ciel bleu; - Et pour la plus douce chose - Il faut le plus puissant dieu.
Dieu, qui veut qu'Eve se dresse - Sur notre rude chemin, - Fit pour l'amour la caresse, - Pour la caresse ta main.
Que reste-t-il de la vie, - Excepté d'avoir aimé?
L'âme est l'amante; la chair est la maîtresse. On calomnie le démon. Ce n'est pas lui qui a tenté Eve. C'est Eve qui l'a tenté. La femme a commencé. Lucifer passait tranquille. Il a aperçu la femme. Il est devenu Satan.
Tout l'homme sur la terre a deux faces, le bien - Et le mal. Blâmer tout, c'est ne comprendre rien.
Fais passer ton esprit à travers le malheur; comme le grain du crible, il sortira meilleur.
Non, les petits malheurs - Exaspèrent l'enfant; mais, comme en une église, - Dans les grandes douleurs l'homme se tranquillise.
Les hommes sont ingrats, méchants, menteurs, jaloux. Le crime est dans plusieurs, la vanité dans tous.
Dieu qu'on révère, Dieu pour l'homme indulgent ne sera point sévère.
Les âmes des humains d'or et de plomb sont faites.
Ma mère, ce grand coeur qui dort dans le tombeau!
Respecte la fourmi non moins que le lion. Rêveur! rien n'est petit dans la création. De l'être universel l'atome se compose.
Tu sembles une note adorable ajoutée - Au concert qu'ici-bas l'âme écoute enchantée; - Car la femme est de tout le divin complément, - Car dans l'hymne éternel rien n'est faux, rien ne ment, - Et la nature, voix profonde, chante juste.
C'est croire, c'est aimer. Par Eve l'homme naît. - La femme est vers le ciel tournée, et ce qui n'est - Que parfum dans la rose est encens dans la femme.
J'estime - Qu'en leur gloire isolés, - Deux beaux yeux sont un crime. - Allumez, mais brûlez.

Œuvres de Victor Hugo

A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849