Cadet Rousselle fait des discours - Qui ne sont pas longs quand ils sont courts.
Il faut être mangeant ou mangé. Je mange. Mieux vaut être la dent que l'herbe. Telle est ma sagesse.
Un vaisseau de ligne est une des plus magnifiques rencontres qu'ait le génie de l'homme avec la puissance de la nature.
La mort est là, vannant les âmes dans un crible, - Qui juge, et, de la vie invisible témoin, - Rapporte l'ange à l'astre ou le jette plus loin.
Dès que nous avons fait par hasard quelque chose, - Nous nous vantons, hélas! vains souffles qui fuyons!
Quelle âme est sans faiblesse et sans accablements? Enfants! résignons-nous et suivons notre route. Tout corps traîne son ombre et tout esprit son doute.
Tout corps traîne son ombre et tout esprit son doute.
La solitude, vaste, épouvantable à voir, - Partout apparaissait, muette vengeresse.
Si vous n'avez rien à me dire, - Pourquoi venir auprès de moi?
L'amour, c'est le creuset sublime où se fait la fusion de l'homme et de la femme; l'être un, l'être triple, l'être final, la trinité humaine en soit. Cette naissance de deux âmes en une doit être une émotion pour l'ombre.
L'austère vérité n'a plus de portes closes - Tout Verbe est déchiffré.
Là où il y a vraiment mariage, c'est-à-dire où il ya amour, l'idéal s'en mêle. Un lit nuptial fait dans les ténèbres un coin d'aurore.
La vie n'est qu'une longue perte de tout ce qu'on aime.
La vie n'est qu'une longue perte de tout ce qu'on aime. On laisse derrière soi une traînée de douleurs. Le destin nous ahurit par une prolixité de souffrances insupportables. Après cela, on s'étonne que les vieilles gens rabâchent.
Jeunes gens d'aujourd'hui, réfléchissez avant de dire que c'est nous qui sommes les vieux. Vous pourriez bien vous tromper. Nous sommes la jeunesse du siècle; vous en êtes la vieillesse.
Obéissance, pauvreté, chasteté, stabilité sous clôture; voilà leurs voeux, fort aggravés par la règle.
La femme nue, c'est le ciel bleu. Nuages et vêtements font obstacle à la contemplation. La beauté et l'infini veulent être regardés sans voiles.
En vouloir à une créature, c'est lui vouloir du mal. Pourquoi pas du bien?
Veux-tu de nous? La paix. N'en veux-tu pas? La guerre.
La détresse est nourrice de la fierté; le malheur est un bon lait pour les magnanimes.
Un petit-neveu est l'à peu près d'un petit-fils; à défaut d'un avocat, on prend un lancier.
Chacun rêve l'inconnu et l'impossible selon sa nature.
S'il était donné à nos yeux de chair de voir dans la conscience d'autrui, on jugerait bien plus sûrement un homme d'après ce qu'il rêve que d'après ce qu'il pense. Il y a de la volonté dans la pensée, il n'y en a pas dans le rêve.
Les vieillards ont besoin d'affections comme de soleil. C'est de la chaleur.
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune, - Sous l'aveugle océan à jamais enfouis! - Combien de patrons morts avec leurs équipages!
Œuvres de Victor Hugo
A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849