Auteur

Victor Hugo

S'il en demeure dix, je serai le dixième; - Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là!
Nous ne voyons jamais qu'un seul côté des choses.
Je viens à vous, Seigneur, confessant que vous êtes - Bon, clément, indulgent et doux, ô Dieu vivant! - Je conviens que vous seul savez ce que vous faites - Et que l'homme n'est rien qu'un jonc qui tremble au vent.
La porte du tombeau ne s'ouvre pas en dedans.
Les mots manquent aux émotions.
Moi! je brûle près de toi! - Ah! quand l'amour jaloux bouillonne dans nos têtes, - Quand notre coeur se gonfle et s'emplit de tempêtes, - Qu'importe ce que peut un nuage des airs - Nous jeter en passant de tempête et d'éclairs!
Vous me manquez, je suis absente de moi-même;
- Si j'étais Dieu le Père, et si j'avais deux fils, - Je ferais l'aîné Dieu, le second roi de France.
Car il importe peu ... - Quand la voix parle haut, quelle langue elle parle.
Dis-moi: Je t'aime! Hélas! rassure un coeur qui doute, - Dis-le-moi! car souvent avec ce peu de mots - La bouche d'une femme a guéri bien des maux!
Oh! l'amour serait un bien suprême - Si l'on pouvait mourir de trop aimer!
Tout marche, et le hasard corrige le hasard. - De là vient l'équilibre, et toujours l'ordre éclate.
Le drame noue l'action, la comédie l'embrouille, la tragédie la tranche.
Je ne veux pas tomber, non, je veux disparaître!
La sueur de la honte, - Lorsque je pense à vous, à la face me monte.
Avec les gens de cour, vos pareils, don Salluste, - Je vous laisse, et je reste avec mes chenapans. - Je vis avec les loups, non avec les serpents.
Oui, je le sais, la faim est une porte basse: - Et, par nécessité lorsqu'il faut qu'il y passe, - Le plus grand est celui qui se courbe le plus.
Les femmes aiment fort à sauver qui les perd.
Je crois que la vieillesse arrive par les yeux, - Et qu'on vieillit plus vite à voir toujours des vieux!
Que c'est faible, une reine, et que c'est peu de chose!
Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là - Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile; - Qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile; - Qui pour vous donnera son âme, s'il le faut; - Et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut.
Quand l'âme a soif, il faut qu'elle se désaltère, - Fût-ce dans du poison!
Dieu s'est fait homme; soit! Le diable s'est fait femme!
Toute fille de joie en séchant devient prude.
Où Dieu t'aurait dû mettre une femme te met.

Œuvres de Victor Hugo

A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849