La porte du tombeau ne s’ouvre pas en dedans. Hugo Victor

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La porte du tombeau ne s’ ouvre pas en dedans.
Le Dernier Jour d’un condamné (1829)
Citations de Victor Hugo
Victor Hugo

8 réponses à “La porte du tombeau ne s’ouvre pas en dedans. Hugo Victor”

  1. Cochonfucius

    En plus, dans le tombeau, un oeil regarde…

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    • dicocitations

      En effet …

      Victor Hugo, dans un poème de la La Légende des Siècles intitulé La Conscience, consacre une centaine de vers sur le remords de Caïn, poursuivi par un œil omniprésent. Protégé par ses enfants, nomades, derrière des murs de toiles de tentes, de bronze et de granit, Caïn va jusqu'à s'enterrer, mais rien ne peut arrêter non seulement l'œil de Dieu, mais également l'œil de la culpabilité, l'œil de la conscience, Caïn ainsi que tout homme ne peut fuir sa conscience :

      « L'œil était dans la tombe, et regardait Caïn ».

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  2. dicocitations

    La fleur qui s'épanouit de Victor Hugo

    Je dis que le tombeau qui sur la mort se ferme
    Ouvre le firmament,
    Et que ce qu'ici-bas nous prenons pour le terme
    Est un commencement.
    C'est le berceau de l'espérance,
    C'est la fleur qui s'épanouit,
    C'est le terme de la souffrance,
    C'est le soleil après la nuit.
    C'est le but auquel tout aspire,
    C'est le retour après l'adieu,
    C'est la libération suprême,
    C'est après les pleurs, le sourire,
    C'est rejoindre ceux qu'on aime,
    C'est l'immortalité… C'est Dieu

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  3. dicocitations

    Le Dernier jour d'un condamné – 1829 – Victor Hugo

    Je ne suis ni visionnaire, ni superstitieux. Il est probable que ces idées me donnaient un accès de fièvre ; mais pendant que je rêvais ainsi, il m'a semblé tout à coup que ces noms fatals étaient écrits avec du feu sur le mur noir ; un tintement de plus en plus précipité a éclaté dans mes oreilles ; une lueur rousse a rempli mes yeux ; et puis il m'a paru que le cachot était plein d'hommes, d'hommes étranges qui portaient leur tête dans leur main gauche, et la portaient par la bouche, parce qu'il n'y avait pas de chevelure. Tous me montraient le poing, excepté le parricide.
    J'ai fermé les yeux avec horreur, alors j'ai tout vu plus distinctement.
    Rêve, vision ou réalité, je serais devenu fou, si une impression brusque ne m'eût réveillé à temps.
    J'étais près de tomber à la renverse lorsque j'ai senti se traîner sur mon pied nu un ventre froid et des pattes velues ; c'était l'araignée que j'avais dérangée et qui s'enfuyait.
    Cela m'a dépossédé. – Ô les épouvantables spectres ! – Non, c'était une fumée, une imagination de mon cerveau vide et convulsif. Chimère à la Macbeth ! Les morts sont morts, ceux-là surtout. Ils sont bien cadenassés dans le sépulcre. Ce n'est pas là une prison dont on s'évade. Comment se fait-il donc que j'aie eu peur ainsi ?
    La porte du tombeau ne s'ouvre pas en dedans.

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  4. dicocitations

    Le Dernier jour d'un condamné – 1829 – Victor Hugo

    Il se peut bien aussi qu'à certaines dates les morts de la Grève se rassemblent par de noires nuits d'hiver sur la place qui est à eux. Ce sera une foule pâle et sanglante, et je n'y manquerai pas. Il n'y aura pas de lune, et l'on parlera à voix basse. L'Hôtel de Ville sera là, avec sa façade vermoulue, son toit déchiqueté, et son cadran qui aura été sans pitié pour tous. Il y aura sur la place une guillotine de l'enfer où un démon exécutera un bourreau ; ce sera à quatre heures du matin. À notre tour nous ferons foule autour.
    Il est probable que cela est ainsi. Mais si ces morts-là reviennent, sous quelle forme reviennent-ils ? Que gardent-ils de leur corps incomplet et mutilé ? Que choisissent-ils ? Est-ce la tête ou le tronc qui est spectre ?
    Le Dernier jour d'un condamné – 1829

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  5. dicocitations

    Le dernier jour d'un condamné – Préface 1832

    Que si, malgré l'expérience, vous tenez à votre théorie routinière de l'exemple, alors rendez-nous le seizième siècle, soyez vraiment formidables, rendez-nous la variété des supplices, rendez-nous Farinacci, rendez-nous les tourmenteurs-jurés, rendez-nous le gibet, la roue, le bûcher, l'estrapade, l'essorillement, l'écartèlement, la fosse à enfouir vif, la cuve à bouillir vif ; rendez-nous, dans tous les carrefours de Paris, comme une boutique de plus ouverte parmi les autres, le hideux étal du bourreau, sans cesse garni de chair fraîche. Rendez-nous Montfaucon, ses seize piliers de pierre, ses brutes assises, ses caves à ossements, ses poutres, ses crocs, ses chaînes, ses brochettes de squelettes, son éminence de plâtre tachetée de corbeaux, ses potences succursales, et l'odeur du cadavre que par le vent du nord-est il répand à larges bouffées sur tout le faubourg du Temple. Rendez-nous dans sa permanence et dans sa puissance ce gigantesque appentis du bourreau de Paris. À la bonne heure ! Voilà de l'exemple en grand. Voilà de la peine de mort bien comprise. Voilà un système de supplices qui a quelque proportion. Voilà qui est horrible, mais qui est terrible.

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  6. dicocitations

    Le dernier jour d'un condamné

    Ah ! qu’une prison est quelque chose d’infâme ! Il y a un venin qui y salit tout. Tout s’y flétrit, même la chanson d’une fille de quinze ans ! Vous y trouvez un oiseau, il a de la boue sur son aile ; vous y cueillez une jolie fleur, vous la respirez : elle pue.

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    • Cochonfucius

      Et dans une tombe, si ça se trouve, il y a quelqu'un qui vous regarde d'un sale oeil.

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