Je crois qu'une femme, c'est absolument le contraire d'un homme.
Je suis une petite française qui ne veut pas se taire quand on la touche.
J'en ai marre de dire que j'en ai marre.
A Cannes, il y a les choisis, les malheureux, les stars, des gens qui vont vendre leur scénario à la sauvette, cela représente vraiment tout ce qu'est le cinéma.
Les films français, c'est toujours la même chose. Machin couche avec Jeanne parce que Bernadette l'a fait cocu avec Christophe. A la fin, ils se retrouvent tous au restaurant.
Si les femmes regardaient les hommes comme les hommes les regardent, ils seraient terrifiés. C'est peureux, un garçon !
J'ai toujours été amoureuse, j'ai cette chance. Et je me suis toujours sentie aimée, ce qui est encore plus fort.
Quand je regarde un homme, c'est dans son entièreté. Si les femmes regardaient les hommes comme les hommes les regardent, ils seraient terrifiés. C'est peureux, un garçon !
e suis transformable. Une actrice doit être malléable. En fait, je suis la Barbamama du cinéma français.
Une actrice doit être malléable.
Vous savez, j'ai le sentiment que beaucoup de gens avec qui j'ai travaillé peuvent mieux faire. Il y a des choses sur lesquelles ils pourraient vraiment progresser. Mais ils sont en harmonie avec ce qu'ils racontent, ce qu'ils ont écrit, et ils sont honnêtes dans leur démarche.
Je suis comédienne. On est dans un rapport de désir. Si les gens veulent me rencontrer, aucun problème, je suis disponible.
Je ne vais pas envoyer des lettres ou faire la cour à ces "grands réalisateurs". Ce n'est pas mon truc. Ils savent que j'existe, je suis facile à trouver.
Ce métier est psychologiquement difficile, surtout à 15-16 ans. Il faut se blinder, tout en restant disponible.
Aujourd'hui, le cinéma français est un peu comme ces nouvelles voitures. Vous avez remarqué ? Elles sont trop rondes, manquent de caractère.
Je suis actrice, il faut que j'aille vers des univers différents. C'est ça qui me plaît. Trouver, chercher, changer de registre. Tous les films sont légitimes, de la grosse farce bien lourdingue au petit long métrage chiant et prétentieux.
Je veux être une interprète. Le seul truc intéressant, ce n'est pas moi mais le point de vue de celui qui raconte.
Aujourd'hui, je suis cool. Avant, je rentrais dans le lard des gens. Je m'énervais, j'étais en colère. Le temps m'a adoucie. On est énervé quand on est jeune, et un jour, on comprend que ça peut venir des autres. On dit alors les choses de manière plus... tolérante.
je suis sûre d'une chose : sur le plan financier, l'acteur doit être souple, s'adapter au film. On doit avoir un salaire de base modulable en fonction du budget, quitte à être ensuite en participation. En période de crise, tout le monde doit faire un effort. C'est aussi une question de décence, parce que ce serait bien de rappeler de temps en temps qu'il y a quand même beaucoup d'acteurs au chômage qui ne gagnent pas un rond.
Ce serait bien de rappeler de temps en temps qu'il y a quand même beaucoup d'acteurs au chômage qui ne gagnent pas un rond.
L'autiste est compliqué parce qu'il faut trouver le chemin pour entrer dans son monde, souvent hermétique. J'y ai été confrontée, et j'ai vu qu'on pouvait y parvenir.
Nous sommes parfois confrontés à des symptômes comme l'isolement, l'enfermement. Je peux m'identifier dans cette façon différente de voir la réalité. Certains artistes vont peindre toute leur vie la même toile… Sont-ils fous pour autant ? On a tous des formes d'esprit spécifiques, il y a des gens très analytiques, d'autres très synthétiques.
Quand je joue un personnage, j'ai besoin de connaître tout de la personne, quelle est son histoire, son environnement, son héritage génétique...
J'ai donné mon accord parce que je n'étais que la voix. Si ça peut donner un poids supplémentaire à un sujet qui m'intéresse, tant mieux. Et en plus on est débarrassé du problème du physique et de l'apparence !
Quand je lis un scénario, je me vois parfaitement jouer tel ou tel personnage. Ce n'est pas toujours facile de choisir… Le point de vue du metteur en scène est aussi très important. Il faut le rencontrer, discuter avec lui de la manière dont il imagine le rôle. J'ai besoin d'être convaincue par la personne en face de moi.
Œuvres de Sophie Marceau
Interview Paris Match le 24/11/2012, par Benjamin LocogeInterview au Festival de Cannes, mai 2000.Interview dans le magazine Elle, 5 septembre 2014Interview dans le magazine Elle, 5 septembre 2014.Interview de Sophie Marceau, L'Express par Géraldine Catalano, le 18/11/2009Interview de Sophie Marceau, Le Journal du Dimanche, le 24 juillet 2010, par Danielle AttaliInterview de Sophie Marceau, Paris Match, le 10/06/2012 par Ghislain LoustalotParis-Match - Mai 1989TF1, 27 mai 2007.interview de Sophie Marceau par Gaël Golhen à Première lors de sa sortieen février 2013