La proposition de Hollande de 75 % de taxation m'a fait réfléchir. Je n'ai pas envie de dire au gouvernement vous avez raison. Mais, d'un autre côté, je pense que les riches doivent donner plus. C'est normal, c'est bien dans les moments de crise que l'on se mobilise et que les gens riches fassent un effort. Si c'est sur un temps limité et que cela aide à sortir de la récession, pourquoi pas ? En tout cas, je ne quitterai pas la France pour ça…
J'ai toujours fait attention à moi mais je ne suis pas Madonna, je ne passe pas mon temps à faire du jogging ou à manger de l'herbe. J'ai une vie saine, peut-être un peu trop, même.
Je n'ai jamais aimé les hommes qui draguent de façon appuyée. Parfois, je sens un regard discret, un intérêt. Cela fait plaisir, forcément. Je deviens alors séductrice ; ça pique ma curiosité, j'ai envie de voir, de comprendre pourquoi.
'aime que les gens se révèlent à moi, qu'ils me livrent leur jardin secret. J'aime également qu'on s'intéresse à ma personne, le pire de tout, me semble-t-il, c'est l'indifférence. En fait, j'ai impression que les hommes ont un peu la pétoche quand ils m'abordent et je vous avoue que j'apprécie.
En fait, j'ai impression que les hommes ont un peu la pétoche quand ils m'abordent et je vous avoue que j'apprécie.
Je préfère le pacte d'amour au contrat administratif. La parole donnée me suffit. Le pari de vivre en équilibre, dangereux, risqué, c'est tout ce que j'aime.
J'ai toujours eu peur que le mariage ne m'entraîne dans l'obligation, dans une forme de routine, alors que ce qui compte c'est d'être dans le désir et la séduction perpétuels.
Ce n'est pas l'aspect physique des hommes qui m'intéresse, c'est ce qui se dégage d'eux, leur fragilité, leur féminité, par exemple, bref, ce qu'ils ont dans la tête.
Dans une relation, j'ai besoin de me sentir utile et que l'autre m'apporte également, qu'il me fasse grandir.
J'adore les couples très unis, comme deux potes, deux collaborateurs, deux partenaires dans tous les domaines.
Je mise beaucoup sur l'autre en toutes circonstances, en toute confiance, peut-être trop, même. Mais qu'importe ! Sinon tout cela ne vaut pas le coup d'être vécu.
Être un à deux, c'est l'expérience la plus intéressante et la plus créative qui puisse exister.
Je ne suis pas la mère Fouettard, mais je trouve que le gâchis est impardonnable, le laisser-aller me rend dingue. Je suis très exigeante avec moi-même et avec l'autre. Cela pourrait être terrifiant. Je tiens compte de la nature humaine. En face de quelqu'un d'honnête, il faut être tolérant. S'il donne le meilleur de lui-même, s'il fait de son mieux pour avancer, je trouverai toujours cela noble et remarquable. Et je continuerai à l'aimer.
Devenir adulte est un cap obligatoire. Il faut comprendre un jour que le feu, le danger, les maladies, c'est pour de vrai.
Jamais, je n'avais songé devenir actrice. J'étais plutôt timide, réservée, je n'aimais pas me faire remarquer. Mais vous savez, j'ai toujours été quelqu'un qui aime se remettre en question.
Star, ce n'est pas un truc coulé dans le béton. Ça dépend de tellement de choses. Et puis, c'est intéressant de penser que tout peut changer à tout moment.
Les humains ont, en général, peur du changement. Dans certains pays où il y a beaucoup moins de protection sociale qu'en France, on peut lire dans le regard des gens la peur de perdre ce qu'ils ont. C'est terrible.
Je ne suis pas quelqu'un à qui les choses arrivent facilement. D'ailleurs, je me sentirais vraiment mal si tout m'était tombé dessus sans efforts, sans avoir sacrifié autre chose. J'ai payé, j'ai donné, ainsi, j'ai moins de scrupules à recevoir. Je sais, c'est très judéo-chrétien. Mais on ne peut pas que prendre. Ça, je ne le supporterais pas.
Quand j'obtiens quelque chose, il y a un vrai travail derrière. C'est souvent laborieux. Il faut convaincre, discuter, batailler.
Et avoir 40 ans, c'est comme habiter dans le même appartement depuis autant d'années. A un moment, il faut faire un tri. Se réapproprier les objets pour ne pas être assujetti par eux. Qu'est-ce que je garde? Est-ce que j'ai vraiment besoin de ce truc? C'est aussi le moment où on se pose des questions sur ses amitiés, ses relations, où il est temps de remettre les choses à plat. Si on ne le fait pas, la vie s'en chargera et là… ça risque de faire très mal.
Je suis devenue adulte très jeune en effet, mais j'ai vraiment gardé mon âme d'enfant. Je crois que je n'ai pas encore très bien compris ce monde.
Peut-être parce que j'ai été connue dès mon premier film, et de manière assez violente, je ne cherche pas la reconnaissance. Même quand je recevais moins de propositions, même quand j'étais boudée par certains producteurs - ce que je suis toujours, d'ailleurs - parce que j'en énervais beaucoup et parce que je faisais des choix qu'on n'attendait pas, je ne peux pas dire que j'en ai souffert
Il faut une vie entière pour construire une carrière. Si le film est un succès, tant mieux. Sinon, je l'accepte. J'ai tourné dans beaucoup de films qui n'ont pas marché, et dont les gens me parlent dans la rue.
Je suis très reconnaissante au public, car la célébrité peut finir par peser. On apprend à se planquer, à baisser la tête quand on se promène... Entre eux et moi, tout est simple. J'ai l'impression qu'il n'y a pas de décalage entre la femme qu'ils imaginent et celle qu'ils croisent dans la rue. Ma réussite, elle est là : parvenir à être moi-même en toutes circonstances.
J'adore le travail d'équipe, mais je n'aime pas l'idée de la dissolution dans le groupe. Quant à mon franc-parler, je connais des acteurs qui ont peur de se livrer. Moi, ce n'est pas mon cas. Jouer la carte de la spontanéité peut parfois conduire à des malentendus. Je ne vous cache pas qu'il m'est arrivé de dire des choses que j'ai regrettées par la suite.
Œuvres de Sophie Marceau
Interview Paris Match le 24/11/2012, par Benjamin LocogeInterview au Festival de Cannes, mai 2000.Interview dans le magazine Elle, 5 septembre 2014Interview dans le magazine Elle, 5 septembre 2014.Interview de Sophie Marceau, L'Express par Géraldine Catalano, le 18/11/2009Interview de Sophie Marceau, Le Journal du Dimanche, le 24 juillet 2010, par Danielle AttaliInterview de Sophie Marceau, Paris Match, le 10/06/2012 par Ghislain LoustalotParis-Match - Mai 1989TF1, 27 mai 2007.interview de Sophie Marceau par Gaël Golhen à Première lors de sa sortieen février 2013