je suis sûre d'une chose : sur le plan financier, l'acteur doit être souple, s'adapter au film. On doit avoir un salaire de base modulable en fonction du budget, quitte à être ensuite en participation. En période de crise, tout le monde doit faire un effort. C'est aussi une question de décence, parce que ce serait bien de rappeler de temps en temps qu'il y a quand même beaucoup d'acteurs au chômage qui ne gagnent pas un rond.
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Je suis très reconnaissante au public, car la célébrité peut finir par peser. On apprend à se planquer, à baisser la tête quand on se promène... Entre eux et moi, tout est simple. J'ai l'impression qu'il n'y a pas de décalage entre la femme qu'ils imaginent et celle qu'ils croisent dans la rue. Ma réussite, elle est là : parvenir à être moi-même en toutes circonstances.
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Nous sommes parfois confrontés à des symptômes comme l'isolement, l'enfermement. Je peux m'identifier dans cette façon différente de voir la réalité. Certains artistes vont peindre toute leur vie la même toile… Sont-ils fous pour autant ? On a tous des formes d'esprit spécifiques, il y a des gens très analytiques, d'autres très synthétiques.
Je n'ai jamais aimé les hommes qui draguent de façon appuyée. Parfois, je sens un regard discret, un intérêt. Cela fait plaisir, forcément. Je deviens alors séductrice ; ça pique ma curiosité, j'ai envie de voir, de comprendre pourquoi.
En fait, j'ai impression que les hommes ont un peu la pétoche quand ils m'abordent et je vous avoue que j'apprécie.
Si les femmes regardaient les hommes comme les hommes les regardent, ils seraient terrifiés. C'est peureux, un garçon !
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Peut-être parce que j'ai été connue dès mon premier film, et de manière assez violente, je ne cherche pas la reconnaissance. Même quand je recevais moins de propositions, même quand j'étais boudée par certains producteurs - ce que je suis toujours, d'ailleurs - parce que j'en énervais beaucoup et parce que je faisais des choix qu'on n'attendait pas, je ne peux pas dire que j'en ai souffert
Il faut une vie entière pour construire une carrière. Si le film est un succès, tant mieux. Sinon, je l'accepte. J'ai tourné dans beaucoup de films qui n'ont pas marché, et dont les gens me parlent dans la rue.
J'adore le travail d'équipe, mais je n'aime pas l'idée de la dissolution dans le groupe. Quant à mon franc-parler, je connais des acteurs qui ont peur de se livrer. Moi, ce n'est pas mon cas. Jouer la carte de la spontanéité peut parfois conduire à des malentendus. Je ne vous cache pas qu'il m'est arrivé de dire des choses que j'ai regrettées par la suite.
Au cinéma comme dans la vie, il y a des couples qui fonctionnent, et d'autres qui ne fonctionnent pas.