e suis transformable. Une actrice doit être malléable. En fait, je suis la Barbamama du cinéma français.

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Ce serait bien de rappeler de temps en temps qu'il y a quand même beaucoup d'acteurs au chômage qui ne gagnent pas un rond.
Ce n'est pas l'aspect physique des hommes qui m'intéresse, c'est ce qui se dégage d'eux, leur fragilité, leur féminité, par exemple, bref, ce qu'ils ont dans la tête.
Quand je lis un scénario, je me vois parfaitement jouer tel ou tel personnage. Ce n'est pas toujours facile de choisir… Le point de vue du metteur en scène est aussi très important. Il faut le rencontrer, discuter avec lui de la manière dont il imagine le rôle. J'ai besoin d'être convaincue par la personne en face de moi.
Si les femmes regardaient les hommes comme les hommes les regardent, ils seraient terrifiés. C'est peureux, un garçon !
J'ai toujours fait attention à moi mais je ne suis pas Madonna, je ne passe pas mon temps à faire du jog­ging ou à manger de l'herbe. J'ai une vie saine, peut-être un peu trop, même.
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Une actrice doit être malléable.
Vous savez, j'ai le sentiment que beaucoup de gens avec qui j'ai travaillé peuvent mieux faire. Il y a des choses sur lesquelles ils pourraient vraiment progresser. Mais ils sont en harmonie avec ce qu'ils racontent, ce qu'ils ont écrit, et ils sont honnêtes dans leur démarche.
Je suis comédienne. On est dans un rapport de désir. Si les gens veulent me rencontrer, aucun problème, je suis disponible.
Je ne vais pas envoyer des lettres ou faire la cour à ces "grands réalisateurs". Ce n'est pas mon truc. Ils savent que j'existe, je suis facile à trouver.
Ce métier est psychologiquement difficile, surtout à 15-16 ans. Il faut se blinder, tout en restant disponible.