J'ai donné mon accord parce que je n'étais que la voix. Si ça peut donner un poids supplémentaire à un sujet qui m'intéresse, tant mieux. Et en plus on est débarrassé du problème du physique et de l'apparence !

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J'adore le travail d'équipe, mais je n'aime pas l'idée de la dissolution dans le groupe. Quant à mon franc-parler, je connais des acteurs qui ont peur de se livrer. Moi, ce n'est pas mon cas. Jouer la carte de la spontanéité peut parfois conduire à des malentendus. Je ne vous cache pas qu'il m'est arrivé de dire des choses que j'ai regrettées par la suite.
J'ai toujours été amoureuse, j'ai cette chance. Et je me suis toujours sentie aimée, ce qui est encore plus fort.
Quand j'obtiens quelque chose, il y a un vrai travail derrière. C'est souvent laborieux. Il faut convaincre, discuter, batailler.
En fait, j'ai impression que les hommes ont un peu la pétoche quand ils m'abordent et je vous avoue que j'apprécie.
A Cannes, il y a les choisis, les malheureux, les stars, des gens qui vont vendre leur scénario à la sauvette, cela représente vraiment tout ce qu'est le cinéma.
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L'autiste est compliqué parce qu'il faut trouver le chemin pour entrer dans son monde, souvent hermétique. J'y ai été confrontée, et j'ai vu qu'on pouvait y parvenir.
Nous sommes parfois confrontés à des symptômes comme l'isolement, l'enfermement. Je peux m'identifier dans cette façon différente de voir la réalité. Certains artistes vont peindre toute leur vie la même toile… Sont-ils fous pour autant ? On a tous des formes d'esprit spécifiques, il y a des gens très analytiques, d'autres très synthétiques.
Quand je joue un personnage, j'ai besoin de connaître tout de la personne, quelle est son histoire, son environnement, son héritage génétique...
Quand je lis un scénario, je me vois parfaitement jouer tel ou tel personnage. Ce n'est pas toujours facile de choisir… Le point de vue du metteur en scène est aussi très important. Il faut le rencontrer, discuter avec lui de la manière dont il imagine le rôle. J'ai besoin d'être convaincue par la personne en face de moi.
La proposition de Hollande de 75 % de taxation m'a fait réfléchir. Je n'ai pas envie de dire au gouvernement vous avez raison. Mais, d'un autre côté, je pense que les riches doivent donner plus. C'est normal, c'est bien dans les moments de crise que l'on se mobilise et que les gens riches fassent un effort. Si c'est sur un temps limité et que cela aide à sortir de la récession, pourquoi pas ? En tout cas, je ne quitterai pas la France pour ça…