Auteur

Nicolas Boileau-Despréaux

Faites choix d'un censeur solide et salutaire - Que la raison conduise et le savoir éclaire, - Et dont le crayon sûr d'abord aille chercher - L'endroit que l'on sent faible et qu'on se veut cacher.
Aux plus savants auteurs comme aux plus grands guerriers, Apollon ne promet qu'un nom et des lauriers.
La temps qui change tout change aussi nos humeurs. Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses moeurs.
Dans le monde il n'est rien de beau que l'équité : - Sans elle la valeur, la force, la bonté, - Et toutes les vertus dont s'éblouit la terre, - Ne sont que faux brillants, et que morceaux de verre.
Dans le siècle où nous sommes, - Que l'art de réussir est de flatter les hommes.
L'homme seul, l'homme seul, en sa fureur extrême - Met un brutal honneur à s'égorger soi-même.
Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable : Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.
J'aime mieux un ruisseau qui, sur la molle arène, - Dans un pré plein de fleurs lentement se promène, - Qu'un torrent débordé qui, d'un cours orageux, - Roule, plein de gravier, sur un terrain fangeux.
Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage - \r\nVingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : - \r\nPolissez-le sans cesse et le repolissez ; - \r\nAjoutez quelquefois, et souvent effacez.
Il est certains esprits dont les sombres pensées - Sont d'un nuage épais toujours embarrassées; - Le jour de la raison ne le saurait percer. - Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
Philosophes rêveurs, qui pensez tout savoir, - \r\nEnnemis de Bacchus, rentrez dans le devoir : - \r\nVos esprits s’en font trop accroire. - \r\nAllez, vieux fous, allez apprendre à boire. -
S’il faut rire ou chanter au milieu d’un festin, - \r\nUn docteur est alors au bout de son latin : - \r\nUn goinfre en a toute la gloire. - \r\nAllez, vieux fous, allez apprendre à boire. -
On est savant quand on boit bien : - \r\nQui ne sait boire ne sait rien.
S’il faut rire ou chanter au milieu d’un festin, - \r\nUn docteur est alors au bout de son latin : - \r\nUn goinfre en a toute la gloire. - \r\nAllez, vieux fous, allez apprendre à boire. -
Philosophes rêveurs, qui pensez tout savoir, - \r\nEnnemis de Bacchus, rentrez dans le devoir : - \r\nVos esprits s’en font trop accroire. - \r\nAllez, vieux fous, allez apprendre à boire. -
Pour moi, sur cette mer qu’ici-bas nous courons, - \r\nJe songe à me pourvoir d’esquif et d’avirons, - \r\nÀ régler mes désirs, à prévenir l’orage, - \r\nEt sauver, s’il se peut, ma raison du naufrage.

Œuvres de Nicolas Boileau-Despréaux

A Louis XIV qui lui montrait des poèmes qu'il venait d'écrire.Art poétiqueChanson A Boire I, Poésie de Nicolas BoileauDiscours au roiEpigramme sur Claude PerraultEpigrammes, 1687Epigrammes, Après la représentation d'Attila de Corneille.Epître IX à M. le marquis de SeignelayEpîtres (1669-1695)Epîtres (1669-1695), IIIEpîtres (1669-1695), IV, Au roiEpîtres (1669-1695), IXEpîtres (1669-1695), IX, A M. le marquis de SeignelayEpîtres (1669-1695), IX, au marquis de SeignelayEpîtres (1669-1695), VEpîtres (1669-1695), V, A M. de GuilleraguesEpîtres (1669-1695), VIEpîtres (1669-1695), VII, A M. RacineEpîtres (1669-1695), VII, à M. Jean RacineEpîtres (1669-1695), VIII