Il est certains esprits dont les sombres pensées - Sont d'un nuage épais toujours embarrassées; - Le jour de la raison ne le saurait percer. - Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.

À lire aussi de Nicolas Boileau-Despréaux

Ma muse en l'attaquant, charitable et dicrète, - Sait de l'homme d'honneur distinguer le poète.
Tout ce qu'on dit de trop est fade et rebutant: - L'esprit rassasié le rejette à l'instant. - Qui ne sçait se borner ne sceut jamais écrire.
Philosophes rêveurs, qui pensez tout savoir, - \r\nEnnemis de Bacchus, rentrez dans le devoir : - \r\nVos esprits s’en font trop accroire. - \r\nAllez, vieux fous, allez apprendre à boire. -
Il n'est point de Serpent, ni de Monstre odieux - Qui par l'art imité ne puisse plaire aux yeux. - D'un pinceau délicat l'artifice agréable - Du plus affreux objet fait un objet aimable.
C'est en vain qu'au Parnasse un téméraire auteur - Pense de l'art des vers atteindre la hauteur ... - Si son astre en naissant ne l'a formé poète ... - Pour lui Phébus est sourd, et Pégase est rétif.
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Hastez-vous lentement, et sans perdre courage, - Vingt fois sur le mestier remettez vostre ouvrage. - Polissez-le sans cesse, et le repolissez. - Ajoutez quelque fois, et souvent effacez.
Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage - \r\nVingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : - \r\nPolissez-le sans cesse et le repolissez ; - \r\nAjoutez quelquefois, et souvent effacez.