Auteur

Milan Kundera

C'est une étrange folie d'obéir à quelqu'un d'étranger ...
Trahir, c'est sortir du rang et partir dans l'inconnu.
Le bruit a un avantage. On ne peut pas y entendre les mots.
La musique c'est la négation des phrases, la musique c'est l'anti-mot!
Qui cherche l'infini n'a qu'à fermer les yeux!
Avant de disparaître totalement du monde, la beauté existera encore quelques instants, mais par erreur. La beauté par erreur, c'est le dernier stade de l'histoire de la beauté.
Il est des choses qu'on ne peut accomplir que par la violence. L'amour physique est impensable sans violence.
Le jeune homme qui court après la gloire n'a aucune idée de ce qu'est la gloire. Ce qui donne un sens à notre conduite nous est toujours totalement inconnu.
La légèreté et la joyeuse futilité de l'amour physique.
Pour échapper à la souffrance, le plus souvent on se réfugie dans l'avenir. Sur la piste du temps, on imagine une ligne au-delà de laquelle la souffrance présente cessera d'exister.
Les amours sont comme les empires: que disparaisse l'idée sur laquelle ils sont bâtis, ils périssent avec elle.
Est-on innocent parce qu'on ne sait pas? un imbécile assis sur le trône est-il déchargé de toute responsabilité du seul fait que c'est un imbécile?
Comme on est sans défense devant la flatterie!
Quand on se trouve en face de quelqu'un qui est aimable, déférent, courtois, il est très difficile de se convaincre à chaque instant que rien de ce qu'il dit n'est vrai, que rien n'est sincère.
L'amour commence à l'instant où une femme s'inscrit par une parole dans notre mémoire poétique.
Il y a des idées qui sont comme un attentat.
Les personnages de mon roman sont mes propres possibilités qui ne se sont pas réalisées. ... Le roman n'est pas une confession de l'auteur, mais une exploration de ce qu'est la vie humaine dans le piège qu'est devenu le monde.
L'histoire est tout aussi légère que la vie de l'individu, insoutenablement légère, légère comme un duvet, comme une poussière qui s'envole, comme une chose qui va disparaître demain.
De deux choses l'une: ou bien la merde est acceptable (alors ne vous enfermez pas à clé dans les waters!), ou bien la manière dont on nous a créés est inadmissible.
Les mouvements politiques ne reposent pas sur des attitudes rationnelles mais sur des représentations, des images, des mots, des archétypes dont l'ensemble constitue tel ou tel kitsch politique.
Comment savoir à quel moment la souffrance devient inutile? comment déterminer l'instant où ça ne vaut plus la peine de vivre?
Ah! quelle horreur! nous rêvons d'avance la mort de ceux que nous aimons!
Un jour, on prend une décision, on ne sait pas comment, et cette décision a sa propre force d'inertie. Avec chaque année qui passe, il est un peu plus difficile de la changer.
On a tous tendance à voir dans la force un coupable et dans la faiblesse une innocente victime.
L'unité de l'humanité signifie: personne ne peut s'échapper nulle part.

Œuvres de Milan Kundera

ApocrypheJacques et son maîtreJacques et son maître, Introduction à une variationL'Ignorance (2003)L'art du romanL'identitéL'identité (1997)L'immortalitéL'immortalité (1990)L'insoutenable légèreté de l'être (1984)L'insoutenable légèreté de l'être (1984), VII, 2La Plaisanterie (1975)La Vie est ailleurs (1973)La lenteurLa lenteur (1995)La valse aux adieuxLa valse aux adieux (1976)La vie est ailleursLe Livre du rire et de l'oubli (1979)Le Rideau (2005)