Tout à coup, une furie de concupiscence sauta sur lui, comme eût fait un tigre.
Le pauvre homme est resté là comme une similitude parabolique de ce christianisme gigantesque d'autrefois dont ne veulent plus nos générations avortées.
L'éventualité d'un seigneur qui vous jugulerait à son tour est une invention des prêtres.
Il décida de publier, à ses frais, un pamphlet périodique dont il serait l'unique rédacteur, qu'il remplirait de toutes les indignations de sa pensée et qu'il lancerait chaque semaine sur Paris, comme un tison.
Nous descendons spiralement, depuis quinze années, dans un vortex d'infamie, et notre descente s'accélère jusqu'à perdre la respiration.
Ce Voyant était un contemporain de la Révolution dont il contemplait, en prophète, la grandiose horreur, et il lui parlait face à face.
Avantage de la laideur sur la beauté. La beauté finit et la laideur ne finit pas.
Chaque fois que la République ôte sa chemise, c'est pour en mettre une plus merdeuse.
ue Dieu vous garde du feu, du couteau, de la littérature contemporaine et de la rancune des mauvais morts.
La folie des Croisades est ce qui a le plus honoré la raison humaine. Antérieurement au Crétinisme scientifique, les enfants savaient que le Sépulcre du Sauveur est le centre de l'univers, le pivot et le coeur des mondes.
L'Angleterre est au monde ce que le diable est à l'homme.
Autrefois, Il y a cinquante ans à peine, les ténèbres du Moyen-Age étaient rigoureusement exigées dans les examens. Un jeune bourgeois qui aurait douté de l'opacité de ces ténèbres n'aurait pas trouvé à se marier.
Je me fous absolument de l'Index qui ne représente pour moi qu'un guichet derrière lequel on déshonore l'Eglise.
1) Le duel est une ânerie inventée par des malfaiteurs. - 2) Dans les questions d'honneur, il n'y a de vrai et de décisif que les coups de pied dans le cul!
La Misère est le manque du nécessaire, la Pauvreté est le manque du superflu.
Qu'est-ce que le Bourgeois ? C'est un cochon qui voudrait mourir de vieillesse.
L'universelle supériorité de l'homme qui n'est pas plus bête qu'un autre est ce que je connais de plus écrasant.
Le retour sur le passé ne donne que de la poussière. On est étonné de voir le peu d'importance, la vanité parfaite de tout ce qui avait agité le coeur.
On peut tout contre moi, excepté me décevoir. Avec ou sans mérite, je suis trop établi dans la vie surnaturelle pour que le démon de l'Illusion puisse avoir sur mon âme un pouvoir quelconque.
Les âmes contemporaines sont matelassées d'une épaisse toison de bêtise impénétrable à n'importe quelle balistique de l'Art.
Les moralistes ont toujours remarqué depuis longtemps qu'on a toujours assez de force pour supporter les peines d'autrui.
Etre habillé comme il faut, parler comme il faut, manger comme il faut, marcher comme il faut, vivre comme il faut, j'ai entendu cela toute ma vie.
Une preuve bien certaine de l'infirmité de notre mémoire, c'est notre ignorance de l'avenir.
Le Tsar a passé tout près de moi avec toute la chie-en-lit, sans que je pusse l'apercevoir, tant la haie de viande patriote était compacte entre moi et cet avorton.
Pour discuter, il faut descendre dans un marécage. Les paroles dépensées en vain reviennent, aussitôt, comme un jusant de boue fétide, sur le coeur de l'homme qui les à proférées.
Œuvres de Léon Bloy
A propos de la mort de Victor Hugo.Belluaires et Porchers (1905)Choix de textesCorrespondance, juillet 1915Dans les ténèbresExégèse des lieux communsExégèse des lieux communs (1902)Histoires désobligeantes (1894)JournalJournal de LÉON BLOY III - Le vieux de la montagne - Le pèlerin de l'absoluJournal, 1895Journal, 1900Journal, 1902L'Invendable (1904-1907)La Femme pauvre (1887)La Femme pauvre (1887), DédicaceLa Femme pauvre (1887), I, 33Le DésespéréLe Désespéré (1887)Le Pélerin de l'absolu