Je me suis fait homme de peine. J'ai servi des marchands de grains et des déménageurs.
C'est, au contraire, parce que je suis le plus dépassant des progressistes, le pionnier de l'extrême avenir, que je condamne ces pratiques surannées.
Tout ce qu'il pouvait était de donner le change à Leverdier, en laissant croire à cet ignorant de l'amour que son oeuvre seule le désorbitait de la vie normale.
Il allait, d'un pas circonflexe, vers une destination peu certaine, à la façon d'un somnambule que menacerait le mal de mer.
Son âme religieuse, aux trois quarts submergée par le diabolisme de la passion, prenait pied, quelques instants, sur ces formes saintes ...
Personne ne comprenait rien à cette brûlée d'amour qui se diaphanéisait en montant dans la lumière.
Telle est la première partie de mon aventure qui sera, si vous le permettez, un diptyque.
L'instinct obsidional de la haine avait été aussi discernant que la plus jalouse sollicitude.
Cet empoisonneur a osé mettre en circulation, sous forme de Contes pour les jeunes filles, de disolvants et inexorables toxiques.
Ses nombreux ennemis ont pu l'accuser d'être passionné jusqu'à l'intolérance, mais nul ne s'est jamais avisé de mettre en doute sa sincérité parfaite.
Une hypertrophie de joie lui gonflait le coeur, jusqu'à l'éclatement de sa poitrine.
Si on pouvait les pincer une bonne fois, elles écoperaient ferme, c'est fort probable. Mais il faudrait pouvoir les convaincre de quelque délit prévu.
Des légumes tristes, des fleurs navrées y végètent à l'ombre de quelques fruitiers avares, «dans une terre grasse et pleine d'escargots» d'où s'exhalent des effluences de putréfaction ou de moisissure.
Il n'eut que le temps de recueillir le dernier frisson de cette commençante vie, le dernier regard sans lumière de ces yeux charmants dont l'azur clair se faïença, s'émailla d'une vitre laiteuse qui les éteignit.
La femme est une sainte nitouche et le mari est un faiseur d'embarras ...
Ses pensionnaires sont de jeunes personnes étrangères venues de diverses parties du monde, à qui elle serine un peu de français.
Il eût été difficile de trouver une maison mieux tenue, une plus stricte propreté, une économie plus exacte.
Il y eut d'abord le printemps qui rajeunit et dilata la pestilence, puis l'été qui la fit boullir et l'exalta.
Elle interpellait les passants, les interrogeait, les consultait, les excitait à l'insolence par des allusions ou insinuations vociférées.
L'exorciste délicat des petites névroses distinguées.
Malgré leur vivacité apparente, les yeux sont si lointains qu'un téléscope, semble-t-il, serait expédient pour les observer.
Quant à son encre, il l'utilise exclusivement à faire, en littérature, des travaux d'expéditionnaire. Son zèle de copiste est infatiguable.
La drôlesse triomphante sonnait la fanfare de son rire de cabanon.
Cette lugubre dalle calviniste, sans croix, avec le seul nom terrifiant et fantasmatique de Louis XVII.
Etre admiré et honoré chez soi c'est, pour le cerveau d'un malheureux homme, une fumée de revanche assez capiteuse pour l'enivrer du plus sot orgueil.
Œuvres de Léon Bloy
A propos de la mort de Victor Hugo.Belluaires et Porchers (1905)Choix de textesCorrespondance, juillet 1915Dans les ténèbresExégèse des lieux communsExégèse des lieux communs (1902)Histoires désobligeantes (1894)JournalJournal de LÉON BLOY III - Le vieux de la montagne - Le pèlerin de l'absoluJournal, 1895Journal, 1900Journal, 1902L'Invendable (1904-1907)La Femme pauvre (1887)La Femme pauvre (1887), DédicaceLa Femme pauvre (1887), I, 33Le DésespéréLe Désespéré (1887)Le Pélerin de l'absolu