Auteur

Joseph O Connor

On ne demande pas à quelqu'un qui se noie s'il a envie d'être secouru : on se jette à l'eau.
La «politique» était un terme poli pour désigner les préjugés antédiluviens, les haillons destinés à masquer les haines ancestrales et les ressentiments tribaux.
J'imagine que quand on est vieux, les souvenirs sont comme des pierres, on pose toujours le pied sur celle qu'on connaît bien, pour ne pas tomber.
La poésie s'insinue partout. Il suffit de préter un peu attention.
Parfois, c'est ça aussi, l'amour : laisser partir ceux qu'on aime.
Il sait qu'une seule chose nous distingue des bêtes : le fait que chacun d'entre nous porte en lui un Éden, un royaume de silence intérieur, que certains nomment l'âme, faute d'autre nom. La difficulté consiste à permettre aux gens de l'atteindre, même un instant, de recevoir sa bénédiction, d'être sauvés du sous-murmure crasseux de la vie.
Si seulement ils pouvaient prendre le temps de vivre leurs sentiments plutôt que de rechercher de nouvelles manières de les dire.
Traverser les champs trempés aux premiers chants des oiseaux, c'est ressentir le mariage de la joie et de la tristesse, le miracle noir des arbres
Désirer vivre quand on sait sa fin prochaine. Se flétrir d'être aimé quand aimer est si rude. Garder la foi jusqu'à la fin, l'ultime minute. Savoir que nous sommes tous des enchantements.
Tout ira beaucoup mieux lorsque ce pays déchiré sera débarrassé de toute cette répugnante hypocrisie religieuse.
Vous devez laisser les mots vous guider jusqu'au coeur dont ils sont issus.
Parce que c'est vrai, les commères, les curieuses, les fouineuses en ont toujours fait toute une histoire de votre différence d'âge.
Seul un Américain écrirait une pièce intitulée Un tramway nommé désir. Un Anglais la nommerait Un autobus baptisé intérêt transitoire.
Les livres sont merveilleux, n'est-ce pas, qui rassemblent les gens. Je pense qu'ils représentent la meilleure part de nous-mêmes, en toute sincérité – les livres et la musique. Et le courage
Un grand artiste n'a besoin de rien d'autre que de ses propres blessures, comme je l'ai découvert.
Le mariage, ça sent le chou et le mouton recuit, et vers la fin de la semaine, le graillon.
Mais que dire ? Il a vécu. Il est mort. Nous nous désirions l'un l'autre. Il avait peur. Quelle mauvaise pièce cela ferait sans héros ni héroïne, les meilleures répliques restant en coulisses.
Un couple marié finit par n'avoir qu'un seul âge, les deux parties se ressemblant de plus en plus avec le temps, comme des serre-livres, leurs souvenirs reliés en grisaille entre eux, ni l'un ni l'autre ne se préoccupant plus de ce qui autrefois les divisait.
Mais il est bon pour l'homme d'être exposé à l'art. Il faut juste un petit moment avant d'en sentir les bienfaits. C'est comme les haltères. Ou les séances de spiritisme. Ou le vote conservateur.
Il est l'exemple type que bien des femmes ont connu : l'amant qui se meurt d'amour, mais qui en secret rêve d'être éconduit.
Le gin a une âcreté qui aura toujours le goût de Londres, peu importe où vous en buvez de par le monde
On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix
Un mot peut vous transpercer le coeur comme une balle.Mais une balle vous traverse, alors que le mot reste
D'une certaine manière, consulter un thérapeute ne différait guère de la confession, sauf qu'autrefois, on devait faire pénitence au lieu de payer des honoraires.
Oscar Wilde a dit qu'une jeune fille ne devait pas rester inoccupée. - Oscar Wilde a dit un nombre remarquable de bêtises.

Œuvres de Joseph O Connor

Desperados (1994)InishowenL'Etoile des mers (2003)Les Âmes égaréesMuse (2011)