Désirer vivre quand on sait sa fin prochaine. Se flétrir d'être aimé quand aimer est si rude. Garder la foi jusqu'à la fin, l'ultime minute. Savoir que nous sommes tous des enchantements.
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J'imagine que quand on est vieux, les souvenirs sont comme des pierres, on pose toujours le pied sur celle qu'on connaît bien, pour ne pas tomber.
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Seul un Américain écrirait une pièce intitulée Un tramway nommé désir. Un Anglais la nommerait Un autobus baptisé intérêt transitoire.
Il sait qu'une seule chose nous distingue des bêtes : le fait que chacun d'entre nous porte en lui un Éden, un royaume de silence intérieur, que certains nomment l'âme, faute d'autre nom. La difficulté consiste à permettre aux gens de l'atteindre, même un instant, de recevoir sa bénédiction, d'être sauvés du sous-murmure crasseux de la vie.
Vous devez laisser les mots vous guider jusqu'au coeur dont ils sont issus.
On ne demande pas à quelqu'un qui se noie s'il a envie d'être secouru : on se jette à l'eau.
Dans la même œuvre
La poésie s'insinue partout. Il suffit de préter un peu attention.
Il sait qu'une seule chose nous distingue des bêtes : le fait que chacun d'entre nous porte en lui un Éden, un royaume de silence intérieur, que certains nomment l'âme, faute d'autre nom. La difficulté consiste à permettre aux gens de l'atteindre, même un instant, de recevoir sa bénédiction, d'être sauvés du sous-murmure crasseux de la vie.
Si seulement ils pouvaient prendre le temps de vivre leurs sentiments plutôt que de rechercher de nouvelles manières de les dire.
Traverser les champs trempés aux premiers chants des oiseaux, c'est ressentir le mariage de la joie et de la tristesse, le miracle noir des arbres
Désirer vivre quand on sait sa fin prochaine. Se flétrir d'être aimé quand aimer est si rude. Garder la foi jusqu'à la fin, l'ultime minute. Savoir que nous sommes tous des enchantements.