Un couple marié finit par n'avoir qu'un seul âge, les deux parties se ressemblant de plus en plus avec le temps, comme des serre-livres, leurs souvenirs reliés en grisaille entre eux, ni l'un ni l'autre ne se préoccupant plus de ce qui autrefois les divisait.
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Traverser les champs trempés aux premiers chants des oiseaux, c'est ressentir le mariage de la joie et de la tristesse, le miracle noir des arbres
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Tout ira beaucoup mieux lorsque ce pays déchiré sera débarrassé de toute cette répugnante hypocrisie religieuse.
La «politique» était un terme poli pour désigner les préjugés antédiluviens, les haillons destinés à masquer les haines ancestrales et les ressentiments tribaux.
Mais que dire ? Il a vécu. Il est mort. Nous nous désirions l'un l'autre. Il avait peur. Quelle mauvaise pièce cela ferait sans héros ni héroïne, les meilleures répliques restant en coulisses.
Les livres sont merveilleux, n'est-ce pas, qui rassemblent les gens. Je pense qu'ils représentent la meilleure part de nous-mêmes, en toute sincérité – les livres et la musique. Et le courage
Dans la même œuvre
J'imagine que quand on est vieux, les souvenirs sont comme des pierres, on pose toujours le pied sur celle qu'on connaît bien, pour ne pas tomber.
La poésie s'insinue partout. Il suffit de préter un peu attention.
Il sait qu'une seule chose nous distingue des bêtes : le fait que chacun d'entre nous porte en lui un Éden, un royaume de silence intérieur, que certains nomment l'âme, faute d'autre nom. La difficulté consiste à permettre aux gens de l'atteindre, même un instant, de recevoir sa bénédiction, d'être sauvés du sous-murmure crasseux de la vie.
Si seulement ils pouvaient prendre le temps de vivre leurs sentiments plutôt que de rechercher de nouvelles manières de les dire.
Désirer vivre quand on sait sa fin prochaine. Se flétrir d'être aimé quand aimer est si rude. Garder la foi jusqu'à la fin, l'ultime minute. Savoir que nous sommes tous des enchantements.