Mais il est bon pour l'homme d'être exposé à l'art. Il faut juste un petit moment avant d'en sentir les bienfaits. C'est comme les haltères. Ou les séances de spiritisme. Ou le vote conservateur.

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Mais que dire ? Il a vécu. Il est mort. Nous nous désirions l'un l'autre. Il avait peur. Quelle mauvaise pièce cela ferait sans héros ni héroïne, les meilleures répliques restant en coulisses.
Seul un Américain écrirait une pièce intitulée Un tramway nommé désir. Un Anglais la nommerait Un autobus baptisé intérêt transitoire.
On ne demande pas à quelqu'un qui se noie s'il a envie d'être secouru : on se jette à l'eau.
Il est l'exemple type que bien des femmes ont connu : l'amant qui se meurt d'amour, mais qui en secret rêve d'être éconduit.
Les fous dangereux ne sifflent pas. Charles Manson par exemple, on ne l'imagine pas en train de siffler.
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Dans la même œuvre

J'imagine que quand on est vieux, les souvenirs sont comme des pierres, on pose toujours le pied sur celle qu'on connaît bien, pour ne pas tomber.
La poésie s'insinue partout. Il suffit de préter un peu attention.
Il sait qu'une seule chose nous distingue des bêtes : le fait que chacun d'entre nous porte en lui un Éden, un royaume de silence intérieur, que certains nomment l'âme, faute d'autre nom. La difficulté consiste à permettre aux gens de l'atteindre, même un instant, de recevoir sa bénédiction, d'être sauvés du sous-murmure crasseux de la vie.
Si seulement ils pouvaient prendre le temps de vivre leurs sentiments plutôt que de rechercher de nouvelles manières de les dire.
Traverser les champs trempés aux premiers chants des oiseaux, c'est ressentir le mariage de la joie et de la tristesse, le miracle noir des arbres