On peut être fier de n'importe quoi si c'est tout ce que l'on a. Moins on possède, plus il est nécessaire d'en tirer vanité.
J'apporte rien à personne. J'suis tout juste bon à traîner mes péchés comme un caleçon merdeux sous le nez des gens.
On est bien dans un pays libre, tout de même. Eh bien tâchez d'en trouver, de la liberté. Comme dit l'autre, ta liberté dépend du fric que t'as pour la payer.
La bonne histoire consiste en choses à moitié dites qui demandent à être complétées par la propre expérience de l'auditeur.
Il vaut mille fois mieux subir le fouet que la raillerie.
On dit que l'homme n'est jamais satisfait ; qu'une chose lui soit offerte, et il en souhaite une seconde.
La seule chose qu'il faut voir, c'est que chaque fois qu'il y a un pas de fait en avant, il se peut que ça recule un brin, mais jamais d'autant. Ca montre qu'il n'y a rien de gaspillé, en fin de compte, malgré que des fois on pourrait croire le contraire.
L'endroit où qu'on vit, c'est ça qui est la famille. On n'est pas soi-même quand on s'est empilé dans une auto tout seul sur une route. On n'est plus vivant.
Un mort peut avoir été adoré ou haï ; il peut laisser un vide affreux derrière lui. Mais, dès qu'il est mort, il devient l'ornement central d'une des manifestations les plus complexes de la vie de société.
Je me battrai pour préserver la seule chose qui nous mette au-dessus des bêtes qui ne créent pas. Si la grâce ne peut plus embraser l'homme, nous sommes perdus.
A quelques milles au sud de Soledad, la Salinas descend tout contre le flanc de la colline et coule, profonde et verte.
Maintenant, George ne me laissera peut-être pas soigner les lapins quand il saura que tu es mort.
C'est pas une fois que j'ai vu ça, mais mille... Un type qui parle avec un autre, et puis, ça n'a pas d'importance s'il n'entend pas ou s'il ne comprend pas. L'important c'est de parler, ou bien de rester tranquille, sans parler. Peu importe, peu importe.
Vous avez tous peur les uns des autres, c'est pas autre chose. Vous avez tous peur que les autres aient quelque chose à raconter sur votre compte.
Comment vivre sans nos vies ? Comment savoir que c'est nous, sans notre passé ?
Je n'aime pas les chevaux savants. Ca enlève toute la... dignité d'un cheval de lui apprendre des tours. Enfin, un cheval savant, c'est un peu comme un acteur..., pas de dignité, pas de caractère personnel.
Gagner de l'argent ! dit Lee. Si c'est votre but, il est facile à atteindre. Mais, à quelques exceptions près, ce n'est pas l'argent que les gens recherchent. Ils veulent du luxe, de l'amour et de l'admiration.
Les livres, c'est bon à rien. Ce qu'il faut à un homme, c'est quelqu'un... quelqu'un près de lui.
On en apprend tous les jours, mais il y a une chose que je sais bien, à force. Quand on est dans le besoin, ou qu'on a des ennuis ou de la misère c'est aux pauvres gens qu'il faut s'adresser. C'est eux qui vous viendront en aide eux seuls.
Peut être avons nous tous un marais caché où le Mal germe et prolifère. Mais les berges en sont glissantes et nos virus nageurs ne le gravissent que pour en retomber.
Y a pas beaucoup de gars qui voyagent ensemble, dit-il d'un ton rêveur. J'sais pas pourquoi. Peut-être que les gens ont peur les uns des autres, dans ce sacré monde.
C'est une des plus grandes tromperies... que de faire croire aux hommes que les années apportent autre chose que vieillesse et tristesse... Et les souvenirs.
Ce sont toujours les hommes en troupeau qui gagnent les batailles, et les hommes libres qui gagnent la guerre.
Il y a des preuves très solides pour affirmer que Dieu n'existe pas, mais, pour bien des gens, elles ne sont pas aussi fortes que l'impression qu'il existe.
Les types comme nous, qui travaillent dans les ranches, y a pas plus seul au monde. Ils ont pas de famille. Ils ont pas de chez-soi. Ils ont pas de futur devant eux.
Œuvres de John Steinbeck
A l' est d' Eden (1952)A l'est d'Eden (1952)A l'est d'Eden (1952), 13A l'est d'Eden, 13A un Dieu inconnu, 3Des souris et des hommes (1937)La perle (1947)Le Poney rouge (1946)Le Règne éphémère de Pépin IV (1957)Les Raisins de la colère (1938)Lune noire (1994)Tortilla Flat (1935)Tortilla Flat, 15Un Américain à New York et à Paris (1956)