Auteur

John Steinbeck

L'âge que nous vivons est dangereux; comme il serait ennuyeux s'il ne l'était pas.
L'esprit libre et curieux de l'homme est ce qui a le plus de prix au monde.
L'optimiste ressemble à ce boxeur professionnel qui, venant de se marier, annonçait à ses amis qu'il ne se battrait plus.
Le métier d'écrivain fait apparaître celui de jockey comme une situation stable.
Les gens font toujours le mal quand ils sont trop heureux.
Sous sa carapace de lâcheté, l'homme aspire à la bonté et veut être aimé. S'il prend le chemin du vice, c'est qu'il a cru prendre un raccourci qui le mènerait à l'amour.
Un peu d'amour, c'est comme un peu de bon vin... Trop de l'un ou trop de l'autre rendent un homme malade.
Une ville ressemble à un animal. Elle possède un système nerveux, une tête, des épaules et des pieds. Chaque ville diffère de toutes les autres: il n'y en a pas deux semblables. Et une ville a des émotions d'ensemble.
On peut être fier de n'importe quoi si c'est tout ce que l'on a. - Moins on possède, plus il est nécessaire d'en tirer vanité.
Rien ni personne ne peut avoir tout à fait tort. Même une horloge arrêtée a raison deux fois par jour.
Il avait dit: «Je suis un homme» et cela signifiait beaucoup de choses pour Juana. Cela signifiait qu'il était à moitié fou et à moitié dieu.
Le péché est chose curieuse, observa Samuel. Si un homme devait se dépouiller de tout ce qu'il possède, je crois qu'il ferait en sorte de conserver quelques petits péchés pour son propre tourment. Ce sont les dernières choses que nous abandonnons.
Il y a un meurtrier en chacun de nous, dit le shérif. Trouvez la détente et le coup partira.
Une vérité incroyable peut faire plus de mal qu'un mensonge.
Certaines gens croient que c'est insulter la splendeur de leur maladie que d'aller mieux.
Chaque enfant croit inventer le péché. Nous croyons que l'on nous enseigne la vertu et que le péché naît en nous.
J'ai remarqué qu'il n'y avait pas de pire insatisfaction que celle du riche. Gavez un hommme, cousez d'or ses vêtements, installez-le dans un palais, et il mourra de désespoir.
On ne peut comprendre les gens que si on les sent en soi-même.
Dans toutes ces tragédies de petite envergure, le temps agit comme un chiffon mouillé sur une aquarelle. Les traits s'émoussent, la douleur s'évanouit, les couleurs se mélangent et les lignes jadis distinctes na forment plus qu'une masse grise.
Il y a un meurtrier en chacun de nous. Trouvez la détente et le coup partira.
Il n'y a rien de plus triste qu'une amitié qui ne tient plus que par la colle des timbres-poste. Quand on ne veut plus voir, entendre, ou toucher un homme, il vaut mieux rompre les amarres.
Elle semblait avoir conscience que si elle vacillait, la famille entière tremblerait, et que si un jour elle défaillait ou désespérait sérieusement, toute la famille s'écroulerait, toute sa volonté de fonctionner disparaîtrait.
Une histoire, si elle veut être grande et se perpétuer, doit toucher chacun de nous. L'étrange, l'étranger ne nous touchent pas. Nous voulons des faits profondément personnels et familiers.
Ah! les prières des millions d'hommes qui s'élèvent en même temps vers le trône de Notre Père, comme elles doivent se faire concurrence et s'annuler mutuellement!
En dehors du fait qu'ils laissent leurs économies là où ils passent, je crois que les touristes sont très utiles au monde moderne: il est très difficile de haïr les gens que l'on connaît.

Œuvres de John Steinbeck

A l' est d' Eden (1952)A l'est d'Eden (1952)A l'est d'Eden (1952), 13A l'est d'Eden, 13A un Dieu inconnu, 3Des souris et des hommes (1937)La perle (1947)Le Poney rouge (1946)Le Règne éphémère de Pépin IV (1957)Les Raisins de la colère (1938)Lune noire (1994)Tortilla Flat (1935)Tortilla Flat, 15Un Américain à New York et à Paris (1956)