On ne peut pas toujours se passer de l'étranger ; les bonnes choses sont souvent loin. Un Allemand ne peut souffrir les Français ; mais pourtant il boit leurs vins très volontiers.
Auteur
Johann Wolfgang Goethe
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Vouloir comprendre au grand jour, c'est une véritable niaiserie ; les mystères ont pour élément les ténèbres.
En allemand, c'est mentir que d'être poli.
La résistance, l'opiniâtreté, empoisonnent la plus riche possession, et c'est pour sa peine et sa torture qu'on s'épuise à être juste.
Alors je dirais au moment : attarde-toi, si tu es si beau ! La trace de mes jours terrestres ne peut s'engloutir dans l'Oeone. Dans le pressentiment d'une telle félicité sublime, je goûte maintenant l'heure ineffable.
Les hommes extraordinaires, comme Napoléon, se placent en dehors de la moralité. Ils finissent par agir comme des phénomènes physiques primitifs, comme le feu et l'eau.
L'homme n'est point né pour résoudre les problèmes du monde mais pour chercher où le problème commence, afin de se tenir dans les limites de l'intelligibilité.
J'appelle classique ce qui est sain, romantique ce qui est malade.
Tous les hommes extraordinaires qui ont fait quelque chose de grand, quelque chose qui semblait impossible, ont de tout temps été qualifiés d'ivres et d'insensés.
Il y aurait moins de souffrances ici bas, si les hommes ne s'appliquaient pas avec tant d'imagination à évoquer les souvenirs des maux anciens, plutôt que de supporter un présent qui leur est indifférent.
Il est plus aisé de mourir que de supporter avec constance une vie pleine de souffrance.
Qu'est-ce donc que la destinée de l'homme, sinon de souffrir sa condition humaine, de vider son calice jusqu'à la lie ?
Il n'y a pas au monde de joie plus vraie, plus sensible, que de voir une grande âme qui s'ouvre devant vous.
Qui mal se porte n'est bien nulle part.
Je trouve aussi étonnant que l'on nomme lâche le malheureux qui se prive de la vie que si l'on donnait ce nom au malade qui succombe à une fièvre maligne.
Il en est de la mauvaise humeur tout comme de la paresse, car c'est une sorte de paresse.
Il est pourtant bien certain que dans ce monde rien ne rend un homme nécessaire, si ce n'est l'amour.
Si nous avions sans cesse le coeur ouvert pour jouir du bien que Dieu chaque jour nous réserve, nous aurions assez de force aussi pour supporter le mal quand il vient.
Malheur à ceux, m'écriai-je, qui se servent du pouvoir qu'ils ont sur un coeur pour lui ravir les jouissances pures qui y germent d'elles- mêmes !
Je suis content et heureux, par conséquent mauvais historien.
On n'est jamais trompé, on se trompe soi-même.
Qu'est-ce que ton devoir ? L'exigence de chaque jour.
Celui qui se contente de la pure expérience et la prend pour guide possède déjà beaucoup de vérité. L'enfant qui grandit en sait déjà beaucoup dans ce sens.
Toute théorie est sèche, et l'arbre précieux de la vie est fleuri.
La jeunesse elle-même, pourvu qu'on lui fasse confiance, atteint, avant qu'on s'en soit aperçu, le niveau des hommes faits.
Œuvres de Johann Wolfgang Goethe
A son ami Zelter, 1831.Annales (1830)Annales, notes quotidiennes et annuelles de 1822 à 1825 (1830)Ballades (1787), La fiancée de CorintheChansonsConversation avec Eckermann, 15 octobre 1825Conversation avec Eckermann, 2 avril 1829Conversation avec Riemer, 3 février 1807Conversations avec EckermannConversations avec Eckermann (1836-1848), 1823Conversations, 1823Conversations, 1825Conversations, 1827Conversations, 1829Dernières paroles de Goethe sur son lit de mort, et dont le sens est contreversé.Dichtung und Wahrheit (1811-1830)Divan occidental-oriental (1819), Nostalgie bienheureuseEgmont (1789)Entretiens, EckermansFaust (1806)